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Culture

Simenon en BD: encore un coup de maître

La rédaction, - ven. 26/01/2024 - 10:11
L'adaptation de La Neige était sale, un grand roman noir inspiré par la période nazie, est une réussite tant sur le plan du dessin que du scénario.
Yslaire sait rendre l'atmosphère oppressante d'une Europe centrale en guerre où la seule couleur est celle du vice.
Yslaire sait rendre l'atmosphère oppressante d'une Europe centrale en guerre où la seule couleur est celle du vice. © Modified by DALIM SOFTWARE

Deuxième (sur huit prévus) des romans « durs » de Simenon adaptés en BD, La neige était sale rend bien l’atmosphère viciée de ce récit noir mettant en scène Frank, un voyou qui vit au crochet de sa mère, tenancière de bordel dans une ville de l’Est occupée. Comme Mersault de L’Etranger de Camus, Frank devient meurtrier sans qu’on sache vraiment comment. 


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Point d’héroïsme chez ce résistant malgré lui. Ne serait-ce une forme de courage face à l’absurdité de l’existence. Sur une partition du scénariste Jean-Luc Fromental, le dessinateur Bernard Yslaire propose des tableaux puissamment évocateurs avec des références au nazisme et à l’Occupation. Costumes, sigles, affiches, quantité de détails évoquent les années 40 avec un esthétisme détourné exacerbant la dimension uchronique de cette fiction.

La neige était sale

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