Des femmes violentes

Colère assassine est un polar simple de par sa construction, vif, où la trame est connue dès le début et où la seule interrogation consiste à savoir comment les héros s’en sortiront. Mais cela fonctionne à merveille.

On est à mille lieues d’Agatha Christie ou des polars alambiqués que certains parmi les plus grands écrivains aiment à tricoter. Non, Colère assassine, de Stéphanie Exbrayat, est la simplicité même. Un capitaine de police veuf qui tente par tous les moyens de sortir son jeune fils du mutisme. Une graphiste colérique, mais sympa, qui dessine des albums avec un petit lapin. Et une folle qui, pour se venger du premier nommé, est prête à tout: une véritable sérial killeuse. Bref, on sait tout dans le début. Mais la force de ce polar ma foi bien ficelé, c’est son rythme, avec des chapitres extrêmement courts, sans oublier une écriture concise et nerveuse. Tout ça au service d’une course contre la mort. Qui l’emportera? Diablement efficace.

J.-M.R.


Colère assassine, Editions De Borée

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