La panoplie du parfait randonneur

Schynige Platte, Faulhorn. En arrière-plan, le lac Brienzersee, Oberland bernois.©Istock

Chaussures, chaussettes, pantalon, gourde, sac à dos… La panoplie du marcheur est vaste et s’étoffe, chaque année, un peu plus grâce à des matériaux innovants et de nouveaux designs. Passage en revue de cet équipement, plus ou moins indispensable.

Le pied gauche passe devant le droit, puis ce dernier revient aux avant-postes. Le geste inlassable du randonneur est aussi naturel que facile. Cette simplicité contraste toutefois avec la penderie du parfait marcheur, qui, elle, ne cesse de s’étoffer et de se complexifier. Même si c’est pour le bien(-être) des randonneurs, il n’est pas toujours aisé de se retrouver dans ce milieu où la technologie rivalise avec le design. Nous avons poussé la porte du magasin spécialisé Bächli, à Conthey (VS), afin de nous faire conseiller sur l’équipement à avoir.

 

Le sac à dos : indispensable

Un volume de 20 litres suffit pour une randonnée d’une demi-journée, alors que les 30 à 40 litres sont mieux adaptés à partir de huit heures de marche. Si le matériel transporté pèse plus de 7 kilos, il devrait avoir une sangle à la taille, qui permet de répartir la charge sur les hanches. Les sangles d’épaules et les bretelles devront être ajustables afin de s’adapter à l’anatomie du marcheur. Le dos doit aussi pouvoir être réglable en hauteur. A noter qu’il existe des modèles plus étroits, adaptés à la morphologie des femmes.

 

Les petits accessoires indispensables

Dans un sac à dos, on passe de l’indispensable au nécessaire, en transitant par le superflu. Le vêtement chaud entre dans la première catégorie, tout comme les coupe-faim, en cas de fringale, mais notamment aussi la trousse de secours, la crème solaire, les mouchoirs, le téléphone portable, le couteau suisse, du papier toilette. Après, on peut choisir de prendre une lampe de poche, des jumelles… A chacun de faire le bon choix pour ménager son dos et répondre à ses besoins.

 

La gourde : indispensable

Il est capital de bien s’hydrater durant l’effort. A l’ancienne bouteille en PET qu’on décide de récupérer fait écho la gourde. La version en plastique assure une certaine légèreté, alors que son pendant en inox isotherme garantit la possibilité d’avoir sous la main une boisson chaude.

 

 

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La veste de pluie : utile

Comme le temps peut vite changer, il est important d’en prendre une avec soi, qui peut d’ailleurs faire office de coupe-vent. Elle se doit d’être imperméable, mais aussi respirante et résistante. « Favorisez les vestes recouvertes d’une membrane de type Gore-Tex », recommande l’employée de Bächli. Et, comme la perfection se cache dans le détail, elle conseille également de choisir des coutures soudées, donc étanches, des zips protégés de rabats ou plastifiés, et de veiller à ce qu’il y ait une capuche. Un pantalon ayant des qualités similaires n’est pas indispensable, mais peut sauver une randonnée pluvieuse !

 

Les chaussures : indispensable

« C’est le premier élément de sécurité », rappelle Sophie Caroline Graillot, de Bächli Berg-sport. On choisit un modèle dans lequel on se sent confortable et que l’on a pris le temps de bien tester. Comme le pied gonfle à l’effort, on favorise une pointure supérieure. Mais il faut avant tout se déterminer sur sa hauteur : montante ou non ? Dès le moment où on porte une charge sur le dos ou qu’on chemine régulièrement en moyenne montagne, la connaisseuse recommande un modèle mi-hauteur. La matière: les modèles en cuir s’adaptent mieux à la forme du pied et sont plus résistants. En revanche, ils sont plus lourds, plus chers et demandent plus d’entretien.

 

Les chaussettes : utile

Quand on marche beaucoup, négliger les chaussettes, c’est prendre un risque supplémentaire d’être confronté à la douloureuse expérience des ampoules ! « Il convient de privilégier des chaussettes bien adaptées à sa pointure ayant des coutures plates, afin de limiter les points de pression inutiles, note Sophie Caroline Graillot. Au niveau des matières, la laine mérinos est thermorégulatrice, isolant du chaud en été et offrant de la chaleur en hiver, mais séchant moins vite que les fibres synthétiques, comme le polyester. Celles-ci isolent en revanche un peu moins bien que la laine, mais sèchent vite et évacuent la transpiration.»

 

 

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Les bâtons : utile

Ils peuvent être d’un précieux soutien, proposant un surplus de confort et de sécurité à la descente. La dragonne glissée autour du poignet offre à la main un appui pour mieux trouver son équilibre dans les dénivelés. Les rondelles — qui s’adaptent au terrain et à la saison — contribuent également au maintien de l’équilibre, ainsi qu’à la bonne répartition du poids (corps, sac) entre les jambes et les bras, réduisant la fatigue dans les montées.

 

Le pantalon : utile

Rien n’empêche de crapahuter en jeans. Cela dit, il est plus agréable de revêtir un pantalon conçu pour cette activité. « Préférez les matières synthétiques, dont les avantages sont un séchage rapide, une bonne respirabilité et la légèreté, prône la spécialiste. La présence d’élasthanne, quant à elle, augmente le confort. » A la confluence du pantalon et du bermuda, on peut opter pour des modèles Zip Off, qui permettent de passer de l’un à l’autre en quelques secondes et ainsi être paré quand la température monte.

 

Le T-shirt ou/et la chemise : utile

Voici des pièces qui ne nécessitent pas forcément un investissement. Cela dit, les tissus étudiés pour la marche ont des caractéristiques intéressantes. « Les mélanges de polyester/polyamide/élasthanne assurent confort et séchage rapide, mais doivent être lavés chaque jour si on désire éviter le développement des mauvaises odeurs. »

 

Les lunettes : indispensable

« Mieux vaut opter pour une forme enveloppante, qui assure aux yeux un meilleur confort, commence à énumérer Sophie Caroline Graillot. Les verres évolutifs (photochromiques) sont très intéressants, car ils s’adaptent à l’intensité de la luminosité (réaction aux rayonnements ultraviolets) . »

 

La casquette : indispensable

En nylon élastique ou en tissu, on la veut légère, déperlante ou encore résistante aux ultraviolets. Après, à chacun de déterminer s’il désire un modèle qui protège aussi le cou et la nuque.

 

 

Frédéric Rein 

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