A la rencontre de Yann Lambiel

L’humoriste chouchou des Romands a dévoilé en avant-première une partie de son nouveau show à huit lecteurs de générations. Récit.

Quel plaisir! Huit lecteurs de générations ont vécu une expérience qu’ils ne sont pas prêts d’oublier, à fin octobre : rencontrer l’humoriste Yann Lambiel et assister en exclusivité à la répétition de son prochain spectacle Get up !, qui se déroulera sous un chapiteau mobile et se composera de quatre scènes différentes, chacune avec son univers.

 

C’est dans une halle de la zone industrielle de Martigny que Yann Lambiel a établi son quartier général. Aussitôt arrivés, nos invités sont pris sous l’aile de son manager, qui leur fait découvrir les différents décors du futur spectacle. Ecran géant, batterie, guitare, micro sur pied, plateau tournant et même une scène de théâtre. Soudain, des rires! Pas de doute: l’artiste est dans les parages. C’est du côté de l’écran géant qu’il faut regarder pour trouver la star. L’imitateur se tient devant une immense reproduction de tablette électronique. Ce jour-là, il répète la scène «technologique». Nos lecteurs reconnaissent immédiatement certaines applications. Skype, Facebook, Instagram; des classiques. Sauf que tout est revisité à la sauce Lambiel et ce petit aperçu décroche déjà des sourires auprès de notre équipe.

 

Mais ils ne sont qu’au début de leurs surprises! Yann Lambiel, en pleine réplique sous le regard attentif de son metteur en scène Jean-Luc Barbezat, n’hésite pas à s’interrompre pour accueillir ses visiteurs. « Bonjour, soyez les bienvenus ! », lance-t-il à la cantonade.

«Fidèle à ce que j’imaginais»

Poignées de mains et quelques mots de bienvenue en toute décontraction: l’artiste sait mettre ses invités à l’aise. Un premier contact que notre lecteur Eric Courtion, venu de Saint-Maurice (VS), apprécie: «Je l’ai trouvé fidèle à ce que j’imaginais: accessible, sympa et souriant.» A peine les présentations terminées, l’artiste embarque déjà ses hôtes vers l’iPad géant, rebaptisé le «yannPad».

 

L’humoriste ouvre ses contacts et notre petit public découvre à l’écran que Yann Lambiel est ami avec Darius Rochebin, Christian Levrat, Pascal Couchepin et même… Barack Obama. Premiers rires. L’air de rien, la répétition a repris son cours.

 

La performance est régulièrement ponctuée d’ajustements avec le metteur en scène et les techniciens, mais pas de quoi briser l’ambiance. Car c’est aussi sur le ton de l’humour que Yann Lambiel travaille avec ses collaborateurs. Et nos spectateurs d’un jour ne sont pas laissés de côté. Bien au contraire! «On a pu intervenir durant la répétition en mettant notre grain de sel. C’était chouette!», relève Valérie Couturier, venue de Grône (VS).

 

L’artiste apprécie lui aussi la présence de ce petit comité pour tester ses imitations: «Ah! Celle-là, vous l’aimez bien! Je crois bien que je vais la garder», lance-t-il après une imitation de Daniel Brélaz.

Ludique et actuel

Une demi-heure de scène s’écoule et pas un instant d’ennui pour nos lecteurs. «C’était ludique et piquant à souhait, affirme Valérie Couturier. Chacun s’est reconnu dans sa manière de faire face aux réseaux sociaux».

Après le show, place à l’échange. L’humoriste et ses spectateurs se retrouvent autour d’un verre de blanc. Peu de questions, mais beaucoup d’avis. Tous positifs. «J’ai rencontré un artiste à l’écoute des gens qui l’entourent. Ce petit aperçu m’a donné envie d’aller voir son spectacle», commente Maryline Ciana, de Monthey (VS). Avant de partir, l’imitateur pose en compagnie de ses fans pour une photo souvenir. Et comme le veut la tradition, la rencontre se termine par une séance d’autographes à laquelle Yann Lambiel se prête avec sourire. Un dernier tête-à-tête que certains immortalisent avec quelques selfies. Comme quoi, la technolgie…

Texte: Barbara Santos

Photos: Wollodja Jentsch

Yann Lambiel: «Je ne voulais pas faire de jeunisme»

Un chapiteau mobile, quatre scènes, cinquante dates… Vous avez vu les choses en grand, non?

J’ai voulu en faire un véritable événement, avec plein de choses différentes et nouvelles qu’on n’a encore jamais vues dans d’autres spectacles romands. Bien sûr, il y aura les grands tubes, comme les imitations de Christian Levrat et Daniel Brélaz. Mais mon but c’est surtout de surprendre tout le monde.

Il y aura une scène technologique. Ça ne risque pas d’être compliqué pour certains?

Non, bien au contraire! Je ne voulais pas faire de jeunisme parce que moi même je n’y comprends pas grand-chose. Dans le fond, on fait tous semblant de comprendre les technologies alors que peu de gens les maîtrisent vraiment. Tout le monde sera capable de se reconnaître dans l’approche que j’en fais.

Ce n’était pas trop stressant de jouer devant nos lecteurs alors que votre show n’était pas encore tout à fait prêt?

Non, c’était même une très bonne chose parce que ça nous a permis de tester certaines parties, comme celle où on fait intervenir le public. On a vu les blagues qui marchent et ce qu’on doit encore régler. En plus, ils étaient très sympas et ouverts.

Votre public sera debout pendant tout le spectacle. Vous n’avez pas peur que ça rebute les gens?

Pas du tout! On a bien pensé que ça pouvait en décourager certains, mais on s’est rendus compte que beaucoup de personnes restent debout pendant des heures à regarder des fanfares défiler, y compris des personnes âgées, et ça ne leur pose pas de problème. Du moment qu’on s’amuse, on n’y pense pas.   

B. S.

Get up!, en tournée dans toute la Suisse romande, dès le 5 novembre.

 

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