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Société

Me Yaël Hayat, au service des sans voix

Nicolas Verdan, Journaliste - mer. 01/03/2023 - 00:00
A 53 ans, l'avocate pénaliste Yaël Hayat s’est imposée comme spécialiste des causes les plus difficiles et comme porte-voix des victimes des excès carcéraux et policiers. Son humanisme profond est à chercher dans de solides valeurs familiales.
Me Yaël Hayat procès Genève Racines intergénérationnel
Me Yaël Hayat dans son étude en vieille-ville de Genève.  ©  Darrin Vanselow

Les causes perdues, Yaël Hayat n’y croit pas. Souveraine, d’un bel entregent, soudain voilé par l’éclipse d’une intense réflexion, cette avocate pénaliste est animée par une conviction exprimée haut et fort à chacune de ses plaidoiries: «Retrouver la part d’humanité au-delà du crime.» Ces jours-ci, ce ténor du barreau de 53 ans fait à nouveau entendre sa voix, reconnaissable entre toutes, dans l’affaire dite «de la plume», dans laquelle un notable, septuagénaire, a été condamné à 13 ans de prison en première instance pour avoir asphyxié sa femme avec un coussin.

Une affaire marquée par un rebondissement qui affaiblit un jugement reposant essentiellement sur les conclusions de la médecine légale, une plume ayant été retrouvée dans le corps de la défunte lors de l’autopsie: après avoir toujours prétendu que sa femme était décédée de mort naturelle, le prévenu, explique, désormais, qu’il s’agit d’un accident lors d’un jeu sexuel qui aurait...

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