Si on ... jouets ?

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« Au risque de paraître un peu bizarres, nous aimerions bien tester un sex-toy avec mon mari, mais nous ne savons pas lequel choisir », demande Estelle, 72 ans. Rassurez-vous : le sex-toy est bel et bien entré dans les mœurs. Explications.

Bien qu’il soit encore souvent teinté de honte et de culpabilité (nous ne devrions avoir du plaisir que grâce à l’humain et dans la relation), l’usage de technologies en sexualité n’est pas récent. Les représentations de godemichés sont millénaires, et nul doute que Vian n’était pas le premier à souhaiter mettre son « zobe dans des coinstots bizarres » et variés. Que ce soit pour combler l’absence (pensons aux olisbos offerts par les maris à leur femme pendant qu’ils voyageaient) ou pour varier les plaisirs entre amants (Cléopâtre et César devaient bien s’amuser), l’espèce humaine ne manque pas d’imagination, ni d’inventivité. Mais le choix est vaste, comme le monde, pour ces objets aux usages aussi anciens que notre bonne vieille planète.

 

Une évolution rapide

Selon une étude menée par l’IFOP (NDLR, Institut français d’opinion publique) en 2017, près de la moitié des Français de 60 ans et plus a déjà essayé un sex-toy et en possède un exemplaire, contre environ 10 % en 2007. Voilà de quoi se rassurer : qu’on les utilise ou pas, on est donc dans la norme ! Et, contrairement aux idées reçues, les sex-toys ne sont pas là pour « remplacer » un partenaire, mais, plutôt, pour ouvrir de nouvelles possibilités en matière de sensations. En effet, un nombre important des heureux propriétaires les utilisent entre amants (44 %) et les trois quarts des participants en couple se disent prêts à essayer ! Il faut dire que la majorité (environ les deux tiers) des personnes interrogées considèrent que ces objets contribuent à leur bien-être sexuel. Bien. Mais par quoi commencer ?

 

Shebam! pow! blop! wizzzzz !

Bien entendu, chaque personne a ses préférences en matière de sensations. Cependant, il semblerait que le plus intéressant pour commencer soit un sextoy vibrant, qui permette une stimulation innovante du gland du clitoris, mais aussi d’autres parties du corps (entrée du vagin, seins ou encore périnée, et cela également chez Monsieur). De plus, comme le scandait la pub du Sanofix (NDLR, un vibrateur électrique) en 1911, n’osant la transparence, vous pouvez aussi l’utiliser pour vous masser la nuque ! Attention, tous les sex-toys ne se valent pas, au niveau tant de la puissance du moteur (il vaut mieux partir sur un puissant, car « qui peut le plus peut le moins ») que de l’ergonomie. En effet, en matière de forme et de texture, nous vous conseillons d’opter pour le silicone (exempt de phtalates, des perturbateurs endocriniens) et vers une forme allongée, qui se prend facilement en main, un peu comme la Fernsehturm de Berlin, la pointe en moins. N’hésitez pas à demander conseil à un ou à une vendeuse dans un magasin spécialisé, car vous n’êtes de loin pas les seuls à le faire ! Pour la majorité des gens, les vibrations permettent de mieux les stimuler et facilitent le plaisir et l’orgasme. Pour d’autres, cela peut déclencher des douleurs dans les articulations, les obligeant peut-être à demander un coup de main ... Comme quoi, personne n’est complètement remplacé ni remplaçable. A l’image de certains personnages des séries Plus belle la vie ou Grace et Franckie, autorisez-vous donc une aventure ludique et faites le pas … !

                  sexopraxis.ch

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