Les 7 commandements à suivre pour vieillir bien

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Profiter de la vie le plus longtemps possible d'accord, mais concrètement, on fait comment ? 

On bouge

Pour prévenir son indépendance fonctionnnelle, il faut bouger et pour être régulier, il faut choisir une activité qui fait plaisir. Bonne nouvelle pour les personnes souffrant d’arthrose : une heure d’activité physique modérée à intense par semaine serait suffisant pour maintenir son autonomie contre deux heures et demie d’activité physique par semaine (trente minutes par jour, cinq jours sur sept) recommandé habituellement. 

 

On  sollicite ses neurones

Le cerveau s’use si on ne s’en sert pas. L’idéal serait de continuer à apprendre tous les jours et de sortir de sa zone de confort. Pour cela, il faudrait se confronter régulièrement à de nouvelles personnes, qui pensent autrement et à de nouveaux projets. Jouir d’une bonne vue et d’une bonne audition est évidemment essentiel pour y parvenir. 

 

On dort 

Bien dormir permet au cerveau de se régénérer. On sait, aujourd’hui, que bien dormir le soir se prépare tout au long de la journée. On parle de troubles du sommeil quand on dort mal plus de trois nuits par semaine et depuis plus de trois mois. Il faut alors consulter. 

 

On rêve 

Le stress accélère le vieillissement. Il faut donc apprendre à se dégager des moments zen pour ne rien faire, décélérer et rêver. 

 

On mange bien 

En vieillissant, c’est une vigilance contre la dénutrition qui devrait être au cœur de l’alimentation. S’il est conseillé de se faire plaisir à table en mangeant varié et souvent des légumes, il faut éviter l’excès d’aliments trop gras, trop salés, trop sucrés et trop transformés. L’équipe de chercheurs de Eric Boulanger à Lille a démontré que certains produits alimentaires « ultratransformés » appelés AGE (pour advanced glycation end-products) accélèrent le vieillissement chez la souris via leur récepteur (RAGE pour récepteur aux AGE). En revanche, les souris dont le gène codant pour le RAGE a été invalidé sont protégées du vieillissement. Grâce à cette découverte, Eric Boulanger est en train de développer des molécules anti-RAGE qui pourraient contrôler le vieillissement accéléré par l’alimentation, voire le vieillissement physiologique.

 

On voit ses amis et on aime

Il a été démontré que l’interaction sociale avec ses ami(e)s plus qu’avec sa famille réduisait le risque de démence de 12 %. La raison ? Parce que, avec ses amis, on sort de sa réserve fonctionnelle cognitive habituelle, on doit faire des efforts et c’est stimulant. De plus, l’interaction avec son réseau amical est source de plaisir, ce qui prévient la dépression, facteur de risque de démence. Vive les amis et aussi les amours, car aimer et faire l’amour sont également des sources de jouvence. 

 

On prend la vie du bon côté 

Une récente étude vient de révéler qu’on peut augmenter sa longévité de 11 % à 15 % en étant optimiste. L’optimisme ne se commande pas ? C’est une question d’état d’esprit. Il faut adopter la positive attitude : toujours chercher le bon côté des choses plutôt que râler et s’enliser dans le négativisme. 

 

A découvrir également : Vivre longtemps en bonne forme physique et psychique s’anticiperait avant la naissance et se construirait tout au long de l’existence. C’est l’observation originale du gériatre, spécialiste de la biologie du vieillissement, Éric Boulanger. 

VC

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