L’acupuncture est-elle remboursée par l’assurance de base ?

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Oui, les séances de cette discipline de la médecine chinoise sont prises en charge, mais à une condition. Explications.

La fine aiguille se plante dans la chair, en principe sans douleur. Désormais connue sous nos latitudes, l’acupuncture est une discipline de la médecine traditionnelle chinoise on ne peut plus sérieuse. Celle-ci travaille sur le Qi, l’énergie qui anime toute chose et circule à travers des canaux nommés « méridiens ». Grossièrement résumé, on pourrait dire que, en les stimulant de la pointe de leurs fines aiguilles, les acupuncteurs activent la circulation de l’énergie. Toujours mieux acceptée et reconnue par le milieu scientifique occidental, cette technique connaît un véritable essor, puisqu’elle a même poussé les portes des hôpitaux. On y a recours, par exemple, en cas de douleurs chroniques, de problèmes liés à la reproduction ou endocriniens, pour aider à supporter les effets secondaires des traitements anticancéreux, etc. Bref, la palette de ses usages est vaste et les patients de plus en plus nombreux à tenter l’expérience. « Il n’existe pas de chiffres, mais j’estime que 8 % à 10 % de la population fait désormais appel à l’acupuncture », évalue Lionel Deler, président de l’Association suisse des praticiens de médecine traditionnelle chinoise (Aspmtc).

 

Un médecin reconnu

Dès lors, une question pique de plus en plus souvent la curiosité des adeptes de ce système thérapeutique : cette médecine douce est-elle remboursée par l’assurance maladie de base ? La réponse est oui, l’acupuncture faisant bel et bien partie des cinq thérapies de médecine alternative à être prises en charge. Mais — car il y a souvent un « mais » en matière d’assurance — il est impératif que les séances soient prodiguées par un médecin reconnu dans cette discipline par la Fédération des médecins suisses (FMH). Si ce n’est pas le cas du thérapeute choisi et qu’on ne souhaite pas supporter l’entier des coûts des séances, il faut soit en changer, soit conclure une assurance complémentaire, afin d’étendre sa couverture, en vérifiant préalablement qu’il se trouve bien sur la liste des praticiens validés par la Fondation suisse pour les médecines complémentaires (ASCA) et le Registre de médecine empirique (RME). Si tel est le cas, l’assurance complémentaire entrera en matière par le biais d’un montant maximum annuel de participation ou d’un système de franchise. Cela dit, il est vivement conseillé de toujours contacter au préalable son assurance pour être sûr que le thérapeute est reconnu pour le traitement en question. Car, si se faire planter des aiguilles dans la peau ne fait pas mal, la facture, elle, peut vite être douloureuse si on doit assumer l’entier du montant engagé !

                                                                               Frédéric Rein

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