Le chat, un vrai coach de vie !

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Ronronthérapie, feng-shui, yoga du chat : ce petit animal qu’on chérit si tendrement est aussi porteur de tous les bienfaits. Auteur d’une récente encyclopédie qui lui est dédiée, Véronique Aïache nous dit tout. 
 

« C’est un modèle de vie et de sagesse, un ami fidèle, une œuvre d’art vieille de 40 millions d’années qui mérite que tout le monde s’y intéresse. » La journaliste française Véronique Aïache ne tarit pas d’éloges sur le chat. Elle vient même de lui consacrer une Encyclopédie du chat soigneur pour lui rendre hommage. Car, si le félin domestique est sans conteste un pourvoyeur de sérénité, il est, à ses yeux, bien plus que cela… Depuis une douzaine d’années, elle s’intéresse en effet aux pouvoirs thérapeutiques des chats. « Tout a commencé quand un chaton est arrivé dans ma famille, explique-t-elle. Jusque-là, j’avais toujours porté un regard teinté d’indifférence, voire de méfiance, sur ces animaux de compagnie, mais j’ai rapidement révisé mon jugement. 

Désormais, leur présence, leur douceur, leur quiétude me fascinent et leurs ronrons m’apaisent au-delà de ce que je pouvais imaginer. » Il n’en fallait pas plus pour que celle qui parle aujourd’hui d’eux comme des coachs de vie décide de creuser le sujet. Son ouvrage répertorie des pratiques de bien-être et de développement personnel liées au chat, comme la ronronthérapie, qui table sur les bienfaits des basses fréquences émises par les chats en live, voire sous forme d’enregistrements, même si c’est moins efficace; le feng-shui, car le chat, telle une éponge, possède la capacité d’absorber les mauvaises ondes et énergies d’un lieu ou, encore, le yoga du chat, certaines postures et étirements pratiqués étant directement inspirés de ce que les matous font naturellement.

 

Le bel avenir de la ronronthérapie

 

A l’aune de ses investigations, quelle est la thérapie qui l’a le plus surprise? 

La ronronthérapie, incontestablement. « Le chat cohabite avec l’humain depuis 10 000 ans, mais la science ne s’intéresse vraiment aux secrets de l’espèce féline que depuis les années 1960, détaille-t-elle. A partir du moment où elle a constaté que, à fractures égales, un chat guérissait trois fois plus rapidement qu’un chien, elle s’est penchée sur les vertus réparatrices du ronronnement. Il faut savoir qu’un chat le pratique pour son bien-être, mais aussi pour se soigner ou atténuer une douleur. Les vibrations sonores qu’il émet ont des vertus réparatrices sur le corps et l’esprit, autant pour lui que pour nous. C’est le seul animal qui ronronne comme cela; c’est ce qui le rend si étonnant. »  

D’après Véronique Aïache, cette thérapie sera forcément amenée à se développer dans un proche avenir. 

« A ma connaissance, seul le ronronnement a des propriétés thérapeutiques reconnues, poursuit-elle. Ses vibrations permettent de diminuer le stress, donc la tension artérielle, car elles déclenchent une production d’hormones du bonheur (dopamine, sérotonine, endorphines, ocytocine) et favorisent la cicatrisation osseuse. Les études montrent que les personnes qui vivent en compagnie féline sont moins exposées aux accidents cardiovasculaires et ont moins d’angoisses que les autres. C’est ce qui m’amène à dire que les vertus du ronronnement ont encore de belles années devant elles. A la maison, mais aussi dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite… Il devrait y avoir des chats partout ! » 

 

Frédéric Rein

 

Encyclopédie du chat soigneur, Editions Flammarion


 

 

 

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