Comment garder de beaux cheveux

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Chute de cheveux, chute du moral ! Voir sa crinière fondre comme neige au soleil au fil du temps n’est pas rassurant. Heureusement, des solutions existent. On fait le point avec une spécialiste. 

Chez les hommes, l’alopécie est le plus souvent d’origine génétique et survient tôt, parfois dès l’âge de 20 ans. Le phénomène est plus complexe chez les femmes, chez lesquelles la génétique n’est qu’une des composantes : les changements hormonaux, notamment après une grossesse ou à la ménopause, peuvent provoquer des chutes de cheveux sur l’ensemble du cuir chevelu. « C’est fou ce que ces problèmes génèrent d’angoisse chez les femmes », relève Véronique Emmenegger, médecin dermatologue et responsable de la Clinic Lémanic à Lausanne. Cette experte nous dit tout sur les soins au quotidien et les traitements médicaux qui améliorent notre look autant que notre moral.

 

Coupe

La fréquence n’a pas vraiment d’importance. Il faut les couper quand ils commencent à s’abîmer, quand ils deviennent fourchus à leur extrémité.

 

Shampoing

Même si les shampoings contiennent trop de produits comme les tensioactifs, ils ne sont pas très nocifs, puisqu’ils sont rincés immédiatement après le lavage des cheveux.

 

Teintures

Le pire, ce sont les teintures. Si on ne peut pas s’en passer, il faut préférer les colorations végétales, nettement moins agressives. Les laques sont aussi à éviter parce qu’elles abîment les cheveux. Moins on met de produits sur sa tête, mieux on protège son cuir chevelu.

 

Séchage

Il ne faut pas sécher à température élevée. A bannir : le fer à friser ou à défriser qui dévitalise le cheveu et peut même le détruire complètement. La bonne nouvelle, c’est que le processus est réversible si on entreprend un traitement médical suffisamment tôt.

 

Alimentation

Un bilan sanguin permet de déceler les carences. Les femmes souffrent souvent d’une carence en fer ou en biotine. Il est possible d’y remédier avec des compléments alimentaires ou, mieux, avec de multiples petites injections directement dans le cuir chevelu, un traitement connu sous le nom de « mésothérapie ». Un médecin nutritionniste peut être de bon conseil pour améliorer son alimentation. 

 

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Diagnostic

Lorsque la situation est alarmante, un examen clinique s’impose. C’est le diagnostic qui détermine la marche à suivre. Si la perte de cheveux n’est pas héréditaire, une biopsie du cheveu permet d’identifier l’origine du problème. Une maladie de la thyroïde, par exemple, rend les cheveux plats, fins et moins nombreux. Dans ce cas, c’est la thyroïde qu’il faut soigner et non les cheveux.

 

Revitalisation

La médecine dispose de nombreuses techniques pour stimuler les cheveux : micro-injections de vitamines, d’oxygène, de facteurs de croissance, comme le PRP et, même depuis peu, de cellules souches. Celles-ci sont prélevées dans des zones où des cheveux sont encore présents sur la tête de la patiente. Elles permettent d’épaissir les cheveux qui restent et d’en ralentir la chute. 

 

Le dernier recours

Quand l’alopécie est plus avancée, les implants sont la solution, pour autant qu’il reste assez de cheveux à prélever sur l’arrière du crâne ou sur les côtés. Souvent une seule séance suffit et les résultats sont spectaculaires. Prisé particulièrement par les hommes, ce traitement sans chirurgie ne laisse pas de cicatrice visible et ne nécessite pas un long temps de récupération.  

 

Marlyse Tschui

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