Les Galápagos, eldorado des passionnés de nature

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Situé à 1000 kilomètres des côtes équatoriennes, cet archipel abrite une faune aussi unique que surprenante. La guide Isabel Erazo nous conduits sur les traces de Charles Darwin. 

 

Son nom est intimement lié à celui de Charles Darwin. C’est en effet le naturaliste et paléontologue anglais qui offrit à l’archipel des Galápagos sa renommée internationale. Ses observations et les spécimens qu’il recueillit en 1835 seront, en effet, cruciaux dans le cadre de l’élaboration de sa fameuse théorie de l’évolution des espèces par sélection naturelle. « Il a notamment remarqué que les pinsons n’étaient pas parfaitement semblables d’une île à l’autre », précise Isabel Erazo, guide en Equateur, pays auquel appartiennent les Galápagos.

 

Une partie du puzzle de l’évolution des espèces se trouve donc sur ces
127 îles, îlots et rochers volcaniques qui ont jailli des eaux de l’océan Pacifique par la force du feu. Véritable musée vivant, les Galápagos regroupent des animaux endémiques qui, en plus, ne sont pas du tout farouches. « Grâce à la faible densité humaine qui a, de surcroît, su respecter l’espace nécessaire à cette faune, et à l’isolement géographique du lieu, situé à
1000 kilomètres du continent, ces bêtes ne craignent pas l’être humain. Cela permet d’observer beaucoup d’espèces de très près, poursuit la guide. C’est un endroit idyllique et unique au monde quant à la richesse et à la variété de sa flore et de sa faune, à l’instar de la mouette obscure, la plus rare des mouettes du monde (moins de 300 couples), ou du cormoran aptère, qui a même perdu sa capacité à voler. Cette biodiversité nous fait prendre conscience de la grandiosité et de la fragilité de la Terre. » Isabel Erazo évoque cinq espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs et qui l’ont marquée.

 

 

                  Frédéric Rein

 

Quelques conseils avant de partir en équateur

Aux Galápagos

  • Prendre garde aux mouches mordeuses, qui sont venues d’Afrique et se sont très rapidement multipliées. Elles attaquent jusqu’au sang dès qu’on est mouillé.
  • Ne pas se jeter à l’eau s’il y a des lions de mer mâles, car, comme ils sont très territoriaux, ils peuvent mordre.
  • Eviter les baignades nocturnes, les requins étant de sortie. 
  • Ne pas toucher les animaux, qui risquent de se sentir agressés et de riposter.

 

Sur le continent

  • Ne pas photographier les gens sans leur accord, sous peine de les mettre en colère.
  • Au début, limiter l’effort physique, les boissons alcoolisées, la fumée, afin d’éviter le mal d’altitude, qui peut avoir de graves conséquences.
  • Se laver les mains plusieurs fois par jour, ne pas boire l’eau du robinet ou mettre des glaçons dans son verre, éviter les crudités, les fruits sans peau et les aliments peu cuits.
  • L’Equateur n’est pas un pays particulièrement dangereux. Cependant, mieux vaut éviter les signes apparents de richesse (bijoux, etc.) et rester vigilants sur les marchés et les lieux touristiques.

 

L’iguane marin

C’est l’un des animaux les plus atypiques, avec sa physionomie qui nous ramène des siècles en arrière. Son mode de vie l’est d’ailleurs tout autant, puisque c’est le seul iguane qui part se nourrir d’algues dans l’océan. Grâce à leur queue aplatie, les mâles peuvent plonger à 12 mètres de profondeur — les femelles et les petits se contentent de patauger à marée basse. Sur terre, ils se rassemblent en grand nombre pour se réchauffer au soleil et … éternuer, ce qui leur permet de rejeter le sel des algues qu’ils ingèrent !

 

La tortue géante

Parler de la tortue géante, symbole de l’archipel, c’est évoquer une dizaine d’espèces différentes, mais assez proches les unes des autres. Ces reptiles aux mensurations impressionnantes (1,2 mètre pour 220 kilos, en moyenne) ont été chassés à la fin du XIXe siècle pour leur viande, et doivent leur salut à des programmes scientifiques de préservation. « Paradoxalement, j’ai été impressionnée par leur vitesse », note Isabel Orazo, rappelant au passage qu’elles ont une espérance de vie de 150 à 200 ans.  

 

Le lion de mer

A la différence de l’otarie à fourrure, aussi présente ici, le lion de mer possède un pelage lisse sans sous-poil. « Lors d’une baignade à Tijeretas, j’ai eu la chance d’être la spectatrice d’un magnifique ballet aquatique avec, pour vedettes, cinq lions de mer, qui enchaînaient des chorégraphies », se rappelle-t-elle. « Cela dit, il faut se méfier des mâles, qui peuvent mordre. » 

 

La frégate 

En période de reproduction, les mâles ont un atout de séduction unique : un sac rouge vif qui se trouve sous leur cou. Ils se regroupent alors, les ailes écartées, le « ballon » gonflé et la tête inclinée vers l’arrière. Ils claquent du bec, secouent la tête et les ailes pour attirer les femelles. Une romance qui a tout d’un spectacle.

 

Le fou à pattes bleues

Ce qui saute tout de suite aux yeux, c’est évidemment la couleur de ses pattes. Les scientifiques ont démontré que plus elles sont bleues (conséquence de la caroténoïde présente dans les poissons qu’ils mangent), plus l’oiseau est en bonne santé, et meilleures sont ses chances de reproduction. Ensuite, les femelles incubent les œufs à l’aide de leurs pattes palmées, qui servent, durant un mois, à soutenir les oisillons. Des fous à pattes rouges vivent aussi ici, mais, comme ils passent plus de temps dans la mer, ils sont plus difficiles à observer. 

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