La Birmanie dans l'objectif de Jean-Pierre Grandjean

La fameuse " Pagode de Kyaiktiyo", située dans le sud-est du pays. Un coup de coeur pour tous les visiteurs.

Ce photographe romand connaît bien ce pays de l’Asie du Sud-Est pour y être allé de nombreuses fois en reportage. Il nous y conduit, en images et en souvenirs.

« Enfant, déjà, j’admirais les quelques clichés qui provenaient de ce pays recouvert de temples d’or », se rappelle Jean-Pierre Grandjean. Aujourd’hui, les rôles se sont inversés, puisque c’est lui qui nous fait rêver avec ses images de Birmanie. Devenu photographe, ce Lausannois établi à Genève est allé là-bas à six reprises entre 1989 et 2013. « Pour moi, cela reste le plus beau pays de l’Asie du Sud-Est que j’ai eu l’occasion de visiter. On retrouve un univers complexe et fascinant, malgré une circulation qui n’a cessé d’augmenter ou le tragique génocide du peuple Rohingya. » Jean-Pierre Grandjean a mené plusieurs travaux photographiques, que ce soit en noir et blanc ou en couleur.
Il a ainsi assouvi sa passion pour la représentation des images du Bouddha, qui donna lieu à un ouvrage intitulé La Birmanie du Bouddha. Mais pas seulement … Il réalise également des reportages plus engagés. En 1995, il publie, par exemple, un témoignage photographique sur l’inauguration du passage reliant la Chine à la Birmanie. « C’est là que passe aussi la mythique « Burma Road », un endroit où règne l’insécurité en raison de la présence de trafiquants de tous bords, précise-t-il. J’ai été le premier voyageur occidental à recevoir une autorisation des militaires birmans, permettant de l’emprunter. » Puis, à la fin des années 1990, il apporte un témoignage visuel sur la situation d’un peuple privé de liberté par une junte militaire sans scrupules.

 

Souvenirs magiques du Rocher d’Or

Parmi les nombreux souvenirs birmans gravés à jamais dans sa mémoire, quel est celui qui l’a le plus marqué ? Jean-Pierre Grandjean cite, comme beaucoup d’autres voyageurs, « Le Rocher d’Or », aussi nommé « Pagode de Kyaiktiyo », situé dans le sud-est du pays. « J’ai eu un grand coup de cœur en découvrant, pour la première fois, cet énorme bloc de granit d’environ six mètres de diamètre, posé en équilibre précaire à 1200 mètres d’altitude. Coiffé d’un petit stûpa, c’est l’un des principaux lieux de culte du bouddhisme birman, un endroit fantasmagorique. Des milliers de pèlerins viennent prier ici, se prosterner et recouvrir ce monolithe de feuilles d’or. Selon la légende, le rocher aurait été placé là il y a 2500 ans par deux « nats », des esprits. Il tiendrait au bord de la falaise grâce à un cheveu du Bouddha. Au gré des années, il a résisté aux tornades tropicales, aux fortes pluies durant les moussons, aux tempêtes et aux tremblements de terre. En 2013, j’ai eu la chance d’y accéder en pleine saison des pluies, loin des hordes de touristes. La luminosité naturelle jouait plus que jamais avec le rocher. Sublime ! » Une roche qui brille de mille feux, mais qui ne doit pas faire oublier les nombreux autres trésors birmans. Jean-Pierre Grandjean nous en donne un petit aperçu …       

 

F.R.

 

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