Arrêt sur image dans les îles éoliennes

DR & Anouk Ruffieux

Cet archipel volcanique du nord de la Sicile inspire beaucoup la photographe lausannoise Anouk Ruffieux, qui accompagnera des lecteurs de générations.

De gros cailloux sont posés sur le bleu profond des eaux pour former les îles Eoliennes, situées dans le nord-est de la Sicile. Pour peu, on pourrait croire que le Petit Poucet a tenté de marquer son chemin dans la mer Tyrrhénienne ! Cet archipel volcanique compte dix-sept rochers, îlots et îles, dont sept sont habités. Il y a la nature authentique de Stromboli et de Vulcano, avec leur volcan actif et leurs plages de sable noir ; Lipari, la plus animée ; Panarea, la plus guindée ; Salina, la plus luxuriante ainsi que Filicudi et Alicudi, les plus isolées. Chacune d’entre elles possède sa personnalité, sa beauté propre. La photographe lausannoise Anouk Ruffieux accompagnera un groupe de lecteurs-photographes, afin d’immortaliser ces paysages, qui touchent souvent au sublime. Elle a choisi dans sa grande galerie d’images personnelles trois clichés qui illustrent bien les lieux. Arrêt sur images…       

 

                   

1. Vulcano et ses paysages lunaires

« Dès que vous posez le pied sur Vulcano, une odeur vient titiller vos narines : le soufre... Au sommet du volcan Gran Cratere, dont la dernière éruption date de 1890, un univers de fumerolles vous envoûte. La vue imprenable sur l’archipel et, au loin, sur le majestueux Stromboli, est un véritable cadeau au bout de la montée d’une petite heure. Au fur et à mesure de la progression, le paysage se transforme jusqu’à la disparition complète de la flore. Serait-on sur la lune ? »

 

2. Salina, un havre de paix

« La silhouette de l’île se détache sur le bleu hypnotisant de la mer. Ses deux cônes volcaniques éteints culminent à près de 900 mètres. Luxuriante, verte et fertile, elle accueille de précieuses cultures de raisins, qui produisent une douce malvoisie, ainsi que des câpriers.

 

3. Stromboli, cracheur de feu

« Le volcan a donné son nom à l’île Maître des lieux, appelé Iddu — « Lui » en sicilien — par les habitants, il est explosif et en activité perpétuelle depuis 2000 ans. Toutes les quinze minutes environ, il projette des fragments de lave. Le village de Ginostra vit au pied de son cône et s’adapte à ses humeurs. Des maisons, parfois isolées, se cachent parmi les oliviers et les figuiers de Barbarie. Plus haut, ce sont des buissons méditerranéens qui s’accrochent à la pente avant de laisser la place à un paysage désolé à l’approche du cratère. Depuis le village, une belle petite randonnée vous emmène jusqu’aux abords de la Sciara del Fuoco ou « chemin de feu », un couloir raide et noir accueillant les roches projetées hors du cratère qui roulent jusqu’à la mer. »                 

 

 Frédéric Rein          

 

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