« N’hésitez plus et allez-y !»

photos: © Françoise Clostre

Françoise Clostre, genevoise adepte des pays du Nord est partie en expédition en Arctique à la rencontre de l’ours polaire. Elle revient sur ce séjour au Spitzberg, en Norvège, qui a tenu toutes ses promesses.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de découvrir l’Arctique ?

Je connaissais déjà l’arctique canadien, la Patagonie, l’Islande, et je préfère largement le froid au chaud.

 

Un adjectif qui qualifierait ce voyage ?

Fantastique, dépaysant, extraordinaire.

 

Vous avez été encadré par notre guide Christophe Gouraud, un avis à partager ?

Un grand professionnel, avec de très bonnes connaissances en ornithologie ainsi que de la flore des régions arctique et antarctique.

 

Vous avez séjourné à bord du navire polaire M/V Honduis, comment l’avez-vous trouvé ?

Très bon bateau, bien organisé, sa pénétration de la glace nous a permis d’être les premier de la saison à traverser le détroit de Freeman. Le personnel à bord était d’une gentillesse extraordinaire, les serveurs très souriants et agréables. Le chef d’expédition, francophone, a su nous guider dans les découvertes du monde arctique.

 

Vous avez navigué dans les glaces à la recherche des ours, baleines, morses phoques et mouettes blanches, racontez-nous votre expérience !

La première rencontre avec l’ours polaire est une chose marquante. Il traversait à la nage un bras de mer. Nous l’avons suivi pendant une heure ou deux. Pour le retrouver sur un iceberg et le laisser finir sa traversée vers une plage. Les morses étaient au rendez-vous sur la plage dans le Hornsund, même un dans l’eau qui nous a fait le plaisir de se laisser observer avant de rejoindre ses camarades.

Les oiseaux sont tellement nombreux : guillemots, mouettes tridactyles, fulmars, oies, bernaches nonettes, canards eider à tête grise ou pas, bécasseaux violets, etc… ils suivent volontiers le bateau, ce qui les rend facile à observer.

Nous avons été réveillé à 1h30 du matin pour observer une baleine bleue pas trop loin du bateau. Après avoir croisé la route d’une petite troupe de beluga.

Le renard arctique est plus discret, plus sauvage, et difficile à voir, vu sa couleur entre gris et noir, comme les moraines et le sol où il vit.

Les rennes sont très différents de ceux du Canada, avec des jambes beaucoup plus courtes. Ils vivent par petits groupes sur certaines îles. Et les rennes, tant à Longyearbyen, en plein milieu de la ville, que dans les îles sont peu farouches.

 

Les paysages de l’Arctique sont bien différents des nôtres, avez-vous apprécié ?

Les paysages arctiques sont extraordinaires, simples, dénudés, il s’agit souvent de « déserts » avec juste quelques lichens mais quand même avec quelques fleurs de 10 cm de haut. Les couleurs sont là, rose, jaune, rouge, violet, etc… et du vert

 

Si vous deviez ne partager qu’un seul coup de cœur, quel serait-il ?

Probablement la rencontre avec l’ours… mais toutes les découvertes sont dépaysantes dans ces régions. Déjà le fait du jour 24h sur 24… et tout le reste.

 

Avez-vous un prochain voyage en perspective ?

Oui, mais je ne sais pas encore où, il y a plusieurs tentations : Ladakh, antarctique, Galápagos, ou autre.

 

Un petit conseil à donner aux lecteurs de générations qui souhaiteraient faire ce voyage ?

N’hésitez plus et allez-y !

 

Propos recueillis par Melanie Akrimi

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