« L’intérêt pour la photo créé un lien, un ciment, dans le groupe »

Vaudois et amoureux des petites îles, Alain (nom d’emprunt) rêvait depuis longtemps de se rendre dans les Eoliennes. Il revient sur ce voyage qui alliait découverte du pays et exercice du regard.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce voyage ?

Je rêvais depuis longtemps d’aller aux îles Lipari, comme on les appelait il y a 30-40 ans. Le terme Iles éoliennes, plus juste, s’est imposé plus récemment. J’aime l’atmosphère des petites îles, en général et j’en ai visité plusieurs : Elbe, Yeu, Oléron, Lanzarote, Capri, etc. On y arrive souvent qu’en bateau et on a, un peu le sentiment d’être au bout du monde …

 

Ce voyage alliait découverte du pays et photographie, avez-vous apprécié ?

Je dirais que ce voyage alliait trois choses : non seulement la découverte du pays et la photographie, mais aussi la randonnée. L’ascension des volcans Volcano et Stromboli (celle-ci écourtée vu l’activité du volcan) est exigeante. J’ai aimé le mélange voyage-photo pour deux raisons. D’une part, j'ai pu mettre à jour mes connaissances, comparer les performances entre un appareil réflex et mon IPhone. J’ai également pu partager expériences et conseils avec d’autres photographes. D’autre part, l’intérêt pour la photo créé un lien, un ciment, dans le groupe. Le guide italien l’a reconnu : « j’aime bien guider un groupe de photographes, car ils regardent partout, ils sont curieux. D’autres groupes se baladent en parlant et ne voient rien ! » Notre intérêt commun pour la photo a facilité les contacts entre les participants.

 

Vous avez passé quelques jours sur l’île Stromboli, racontez-nous !

Stromboli c’est l’île de l’archipel éolien la plus éloignée de la Sicile et la plus sauvage, car elle vit au rythme du volcan. Un volcan jamais éteint, qui a parfois des crises de colère et qui éructe, de façon impressionnante, fumées, cailloux et lave. Comme il était dans une phase que les spécialistes appellent « paroxystique », l’accès au sommet à pied était interdit. Nous avons vu le cratère de loin, mais vu son activité, le spectacle était néanmoins impressionnant.

Les habitants ont toujours un œil rivé sur le volcan, sachant qu’il peut apporter en peu de temps mort et désolation ou les obliger à fuir, en cas d’éruption importante. Il y a 15 ans une éruption violente a expulsé des blocs de lave à plusieurs centaines de mètres de l’autre côté de la montagne. Un bloc a détruit le toit d’une maison, par chance vide, qu’on peut visiter. Tout récemment, un touriste allemand est mort en juillet, asphyxié par le nuage toxique qu’il n’a pas su éviter.  Le volcan est balisé de caméras, de capteurs et de sismographes qui sondent ses entrailles et peuvent annoncer une crise de colère du Maître. Des panneaux indiquent aussi les endroits protégés à atteindre en cas de tsunami. Evidemment, toute l’activité touristique est centrée sur le volcan. On vient à Stromboli pour Lui !

 

Un adjectif qui qualifierait ce voyage ?

Difficile de résumer en un mot, vu la diversité du voyage.

 

Était-ce votre premier voyage avec générations ?

Oui, c’était mon premier voyage avec générations mais j’ai voyagé plusieurs fois en groupe, dans des ambiances assez semblables.

 

Un petit conseil à donner aux lecteurs de générations qui souhaiteraient voyager ?

Choisir un voyage à thème car cela permet de mieux réunir les participants. J’ai aussi fait, dans une autre agence, un voyage sur les jardins japonais, réussi grâce à ce thème.

Propos recueillis par Melanie Akrimi

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