Sur les chemins de la Haute Route

L’itinéraire pédestre qui relie Chamonix à Zermatt, deux capitales de l’alpinisme, peut se faire par la route glaciaire, très exigeante, mais aussi par le biais d’une version plus douce et plus verte. Suivez le guide ! C'est pour vous...

Un voyage ne doit pas forcément être lointain pour être beau. Rallier à pied les deux capitales de l’alpinisme que sont Chamonix, en France, et Zermatt, en Suisse, est un bel exemple de ce tourisme à la fois de proximité et d’exception. Vous n’avez pas la condition physique irréprochable qu’impose cet itinéraire légendaire, appelé « Haute Route »? Qu’à cela ne tienne, Jean-Charles Bertrand, accompagnateur en montagne, a dessiné un chemin de traverse où les pentes sont plus douces, le décor plus verdoyant, et le plaisir intact.

Cette déclinaison moins exigeante de la grande classique glaciaire, mais qui relie quand même le Mont-Blanc au Cervin, passe à travers des forêts et des alpages, sur des cols en équilibre entre des vallées authentiques, près de lacs glaciaires, ou encore par des belvédères qui offrent des vues imprenables sur les sommets alpins perchés à plus de 4000 mètres. « Comme nous n’évoluons pas sur les glaciers, mais en contrebas, nous les voyons sous un autre angle, détaille le spécialiste français, également directeur de Mulane Voyages. Nous avons donc les bons côtés de la haute montagne, sans ses dangers et ses difficultés. En plus, l’itinéraire est plus varié que celui de sa mythique grande sœur. Les paysages changent beaucoup, notamment pour ce qui est de la végétation, puisque la vallée de Chamonix, plus humide, abrite des plantes représentatives des Alpes du Nord, alors que Arolla se pare de pins, de végétaux endémiques de cette région. Et, comme nous empruntons parfois les téléphériques, les trains ou les bus, cela donne un autre rythme. Ce parcours est magique, et nettement moins sélectif que la Haute Route. »

En bonne forme

Cela dit, les participants doivent tout de même être en bonne forme physique, puisqu’ils marchent entre quatre et sept heures par jour, sac sur le dos, sur des sentiers dont le dénivelé oscille chaque jour entre 800 et 1000 mètres. Lorsqu’on demande à Jean-Charles Bertrand les moments clés de cet itinéraire, il évoque le départ de Chamonix, avec le massif du Mont-Blanc en toile de fond, les eaux turquoise du lac de Cleuson et de son barrage, le col de la Forcletta (2874 m), puis celui de Riedmatten (2900 m), point culminant de la balade, le beau village d’Arolla, les pittoresques Mayens de Cotter, d’où l’on a une vue fantastique sur val d’Hérens et le glacier de Ferpècle et, bien évidemment, l’arrivée à Zermatt, au moment où l’on découvre le Cervin. Preuve, s’il en fallait, que l’important n’est pas la destination, mais le voyage.

Frédéric Rein

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Peut-on avoir l'itinéraire de ce parcours en moyenne montagne?