Volcanique Islande

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Ce petit morceau de terre isolé et posé au cœur de l’Atlantique Nord possède un caractère certain ! Un joyau naturel très contrasté qui ne peut que plaire aux amateurs de vie sauvage.   

Sculptée par une activité géologique très intense, l’Islande est une incroyable terre de contrastes, où la nature a su conserver son statut de reine. Elle est présente de milliers de façons différentes, que ce soit dans ces lichens colorés qui s’accrochent aux rochers, dans ces geysers qui crachent de l’eau vers le ciel ou encore dans ces cascades aussi belles que vertigineuses. Cette terre d’exception, l’accompagnatrice et photographe Anouk Ruffieux l’a fréquentée à de multiples reprises et en est tombée amoureuse.

« L’Islande, c’est une nature d’une beauté incomparable qui cohabite avec la rudesse des éléments. Les lumières y sont uniques, en perpétuel changement, explique-t-elle. Bien sûr, lorsque nous évoquons les lumières, un phénomène présent dans ces contrées nordiques paraît incontournable : les capricieuses aurores boréales. Visibles dès l’automne et jusqu’au milieu du printemps, avant que la nuit ne cède de nouveau sa place au jour (presque) sans fin de l’été arctique, elles apparaissent sous certaines conditions. Les éruptions solaires doivent être relativement intenses et le ciel dégagé. Mais, lorsqu’elles décident de se montrer, la magie opère… » 

Un ciel qui est d’ailleurs très capricieux. « J’ai le souvenir d’une randonnée dans les terres intérieures, au début du mois de septembre, raconte Anouk Ruffieux. Sans exagération aucune, le temps changeait toutes les dix minutes ! Un grand soleil se laissait submerger par une tempête de neige pendant laquelle, faute de visibilité, nous restions à l’abri dans une coulée de lave. Puis, l’astre solaire regagnait la bataille et le cycle recommençait. Leur petit jeu a duré près de trois heures. »

 

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Les sens constamment en éveil

L’Islande joue parfois avec nos nerfs, mais toujours avec nos sens. Comment ne pas fondre devant la beauté des blocs de glace qui flottent comme des glaçons géants sur le lac glaciaire Jökulsarlon, lagune du glacier Vatnajökull ? Ou ne pas tomber sous le charme des macareux moines. Ces « perroquets de mer » à l’air triste sont au nombre de six millions en Islande, soit 60% de la population mondiale. On pourrait passer des journées entières à les observer interagir. Voir les baleines s’extirper des flots pour prendre leur respiration reste également un souvenir captivant et inoubliable. Anouk Ruffieux confie, pour sa part, un petit faible pour le lac Mývatn, au nord-est de l’île, où viennent nicher une quinzaines d’espèces de canards, dès le printemps.

« Cette étendue d’eau se trouve au cœur d’un paysage d’une infinie richesse : cratères, fumerolles, sols bouillonnants, chutes vertigineuses, champs de lave, détaille-t-elle. J’avoue que le mystère qui émane de cette région agit sur moi comme un aimant. J’aime déambuler à travers les formations volcaniques de Dimmuborgir, parmi les chaotiques « châteaux sombres ». Ce site, âgé d’environ 2300 ans, se serait formé à la suite d’une éruption volcanique issue d’une faille de douze kilomètres. Les sculptures de lave aux formes étranges laissent apparaître des créatures en tous genres. Ici, et comme sur de nombreux autres sites, l’imagination se laisse volontiers emporter... » 

 

 

Frédéric Rein

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