Safari de rêve en terres kenyanes

Ce pays d’Afrique de l’Est est un véritable bestiaire, où l’on peut observer un très grand nombre d’animaux exceptionnels. La preuve par cinq.

La simple évocation du Kenya conduit l’esprit des voyageurs sur les pistes, à la découverte d’une faune aussi variée qu’exubérante. Et pour cause. Ce pays d’Afrique de l’Est a été un des premiers de ce continent à s’ouvrir au safari d’observation et un des seuls à ne pas posséder de réserves de chasse, permettant aux bêtes sauvages de vivre en toute tranquillité dans les parcs. Dans un décor digne du film Out of Africa, sa dizaine de réserves abrite d’ailleurs un des bestiaires les plus fantastiques de la planète, au sein duquel on trouve les « big five », soit les animaux qui étaient autrefois les plus chassés —— lions, léopards, buffles, éléphants et rhinocéros. Mais pas seulement. Bruno Walker, de l’Agence Jerrycan Voyages, a eu l’occasion de s’y rendre à plusieurs reprises. Il nous livre ses souvenirs animaliers les plus inoubliables.

 

 La gazelle de Grant

Une robe fauve sur la moitié supérieure du corps, du blanc sur la partie intérieure des jambes et du ventre, des cornes pouvant atteindre 75 centimètres de long (proportionnellement, elle a les plus longues de toutes les antilopes) et des yeux cerclés de noir. Pas de doute, c’est une gazelle de Grant. Nombreuses dans les parcs kenyans, elles représentent des proies de choix pour les guépards. « Un troupeau de ces gazelles se trouvait à une centaine de mètres du guépard que nous avons vu chasser, note-t-il. Lorsqu’il a tué l’un des leurs, les bovidés ont alors émis des gémissements, que j’ai interprété comme le partage de leur tristesse à la suite de cette perte. » 

 


Le singe 

Vervets et babouins jaunes ont un point commun: ce sont de petits opportunistes. Bruno Walker en a fait l’expérience à ses dépens. « Si leurs clients le désirent, certains lodges servent le petit-déjeuner sur la terrasse. C’est un bon choix, mais il est très important de ne pas laisser son repas sans surveillance, sans quoi il y a de fortes probabilités qu’il soit englouti par des singes. J’ai eu le malheur de ne pas respecter cette règle, pour le plus grand plaisir d’une bande de singes vervets. »

 

L’éléphant 

Avec ses sept tonnes, il s’affirme comme étant le plus gros animal terrestre actuel. Une force physique que Bruno Walker a pu apprécier de près. Peut-être un peu de trop près... « Au parc Samburu, nous séjournions dans un lodge où chaque chambre était construite sur pilotis, raconte-t-il. Le matin, nous avons ressenti des secousses répétées. A notre grand étonnement, un éléphant se frottait de tout son poids contre la balustrade de notre terrasse. Vu sa force, nous avons craint qu’il ne démolisse notre bungalow. Mais, à part quelques barrières brisées, il y a eu plus de peur que de mal. » 


Le zèbre de Grévy

On le sait tous: le pelage de ces équidés est constitué de rayures, d’une alternance de noir et de blanc. Il existe toutefois de rares exceptions, comme vient de nous le prouver un jeune zèbre aperçu, il y a quelques semaines, dans la réserve du Masaï Mara. Celui-ci arbore en effet une robe… brune parsemée de pois, qui résulterait d’une anomalie génétique. Bruno Walker n’a pas vu ce petit qui fait sensation, mais nous livre une anecdote qui l’a marqué dans cette vaste plaine de la savane: « Alors que notre chauffeur nous préparait notre pique-nique, nous avons découvert qu’un troupeau de près de 80 zèbres, gnous et autres herbivores était à quelques centaines de mètres de nous, en train de nous observer. Un grand moment de partage mutuel ! »   


Le guépard

Son allure svelte et fine permet d’identifier du premier coup d’œil ce félin au pelage tacheté. Une morphologie mise au service de son instinct de chasseur, puisque, lorsqu’il se lance aux trousses de ses proies, il peut atteindre la vitesse record pour un animal terrestre de 112 kilomètres à l’heure. « J’ai eu la chance d’assister à la partie de chasse de l’un d’eux, se rappelle Bruno Walker. C’était hallucinant de le voir filer comme une flèche dans la savane. D’ailleurs, l’effort est tellement intense qu’il doit se reposer une bonne vingtaine de minutes avant de passer à table, sans quoi son festin deviendrait fatal! Une fois, aussi, dans le parc du Masaï Mara, un guépard a décidé d’utiliser le toit de notre véhicule (décapotable) comme promontoire d’observation de son terrain de chasse, se souvient-il. Heureusement, il n’a pas confondu notre véhicule avec des latrines! »  

 

 

 

                 
 
 
 
 
 
 
 
 
Frédéric Rein

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