Les trésors de cinq châteaux de la Loire

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Chambord,Chenonceau, Blois, Amboise, et Chaumont-sur-Loire possèdent des singularités physiquesqui contribuent à leurréputation. La preuve.

Ce sont les témoins privilégiés de l’histoire de France. Classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, les châteaux de la vallée de la Loire ont en effet été bâtis ou transformés pendant la Renaissance, période où les rois de France séjournaient fréquemment dans le Val de Loire. Des édifices majestueux qui ont tous leur particularité visuelle, qui se matérialise par le biais d’éléments architecturaux singuliers ou des objets hors du commun qu’ils renferment. La preuve grâce à cinq des plus incroyables de ces châteaux.
 

L’escalier de Léonardo de Vinci, château de Chambord

Si ce château impressionne par ses dimensions, sa façade et son parc, le clou de la visite réside dans son escalier central à double révolution. Attribué à l’ingénieux Italien Léonard de Vinci, qui a choisi la France comme pays d’adoption, il possédait une particularité unique pour l’époque : deux vis qui semblent n’en former qu’un vu de l’extérieur. Pourtant, deux personnes peuvent bel et bien emprunter en même temps cette spirale en pierre jusqu’aux terrasses sans jamais se croiser. Cette curiosité revêt aussi un véritable intérêt historique, faisant du château de Chambord l’un des plus étonnants témoignages de l’intérêt porté par les rois de France à la Renaissance italienne, et ouvre la voie au renouveau des arts en France.

Un édifice dans lequel un autre illustre personnage a laissé une trace physique de son passage, comme le rappelle Dominic Smid, de l’agence de voyages vaudoise Thomas Voyages : « Dans l’une de ses correspondances, Victor Hugo raconte avoir gravé son nom lors d’une visite à Chambord, en 1825. Après des années de recherches, les conservateurs du château ont fini par retrouver sa signature dans un escalier. »

 

 

Le tombeau de Léonardo de Vinci, château d’Amboise

Outre l’un des plus beaux panoramas sur le Val de Loire et une architecture sublime, le château d’Amboise doit sa notoriété à la chapelle Saint-Hubert, qui abrite la dépouille de Léonard de Vinci, dont la dernière demeure aura été le château du Clos Lucé. Ce tombeau de style gothique flamboyant, situé à quelques mètres du château, séduit par sa dentelle de pierre.

 

 

Quatre époques architecturales, château de Blois

Sa particularité, ce château la porte à même ses murs. Son architecture réunit en effet autour de sa cour d’honneur quatre grandes époques françaises, qui s’étendent du Moyen-Âge au XVIIe siècle : le gothique, le gothique flamboyant, la Renaissance du XVIe siècle et l’architecture classique du XVIIe siècle. Dès le IXe siècle, les seigneurs de Blois et les rois de France n’ont cessé de le modifier. Concrètement, il y a les vestiges d’une forteresse médiévale du XIIIe siècle, à savoir la grande salle seigneuriale, une partie du rempart et des tours ; l’aile gothique de Louis XII qui, côté cour, arbore une galerie ouverte alternant piliers et colonnes menant à deux tours d’escaliers qui desservent les étages ; l’aile Renaissance de François 1er, dont la façade extérieure s’inspire de celles des loges édifiées par Bramante au Vatican ; et, enfin, en fond de cour, est construit un corps de logis, inachevé, qui rend hommage à l’architecture grecque antique par ses colonnes, chapiteaux et frontons, et annonce le style de Versailles.

 

 


Dans ses galeries chevauchant la rivière, Chenonceau abrite une incroyable collection d’œuvres d’art, à commencer par des tapisseries du XVIe siècle et des tableaux exceptionnels

 

Une galerie de renom, château de Chenonceau

Surnommé « Château des Dames », eu égard aux femmes d’exception qui l’ont géré et protégé, ce bâtiment possède une incroyable collection de mobiliers, d’objets, d’œuvres d’art, de tapisseries des Flandres du XVIe siècle, mais surtout de peintures aussi exceptionnelles que son architecture, qui voit ses galeries chevaucher la rivière. Dans la galerie Médicis, située au premier étage, se trouvent de nombreux chefs-d’œuvre signés Rubens, Le Primatice, Le Tintoret, Le Corrège, van Loo, Murillo, Clouet, Giovanni Battista Salvi dit Sassoferrato, Andrea del Sarto, Ribalta, Nattier, Véronèse, Poussin, Van Dyck, Bassano, Zurbaran…

 


Chaumont-sur-Loire accueille, chaque année, un laboratoire de la création contemporaine dans le domaine des jardins

 

Un écrin de verdure, château de Chaumont-sur-Loire

Il semble tout droit sorti d’un conte de fées, avec son grand donjon blanc et ses tours circulaires. Outre son architecture, il doit aussi sa renommée à ses jardins, qui n’ont toutefois vu le jour qu’en 1880. Un vaste parc qui compte divers aménagements (pont pittoresque, château d’eau, etc.) et accueille, chaque année, le Festival international des jardins, qui se veut « un laboratoire de la création contemporaine dans le domaine des jardins et de la création paysagère dans le monde ».

 

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FREDERIC REIN

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