Le Cap Corse, terre d’intense beauté

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Cette péninsule située au nord-est de la quatrième île de la Méditerranée s’apparente à un paradis isolé et sauvage, à l’abri du temps. Une pure merveille !  

Cette langue de terre de 40 kilomètres de long pour une dizaine de large qui s’avance dans la mer Méditerranée ressemblerait presque à un doigt céleste. Le Cap Corse, à l’extrémité nord de l’île de Beauté, s’apparente en effet à une sorte de paradis sur terre. Ici, les plages de rêve et les criques secrètes sont lovées contre les montagnes abruptes, les villages de pierres et d’ardoises aux secrets de famille ancestraux accrochés aux pentes de monts taillés sous l’effet de l’eau et du vent. Un décor isolé et sauvage dans lequel s’invite une végétation méditerranéenne indomptée.

L’odorat se laisse bercer par les doux parfums de myrte, d’arbousier et de lavande, l’œil caressé par les fleurs aux mille étamines. A l’ouest, les escarpements vertigineux touchent au sublime ! La roche s’aiguise dans la mer, les maisons des marines, ces petits ports, colorent l’horizon, quand ce ne sont pas les palazzi des anciens migrants qui surgissent au détour des virages des routes sinueuses et pentues. En face, les îles Finocchiarola, où nichent des goélands d’Audoin, une espèce rare. 

 

Une fantastique gastronomie locale

Pendant longtemps, ces terres difficilement pénétrables ont permis aux Corses d’échapper aux autorités ou à la vendetta, dont les dernières remontent à l’après-guerre. Les maquisards ont, aujourd’hui, cédé leur place aux randonneurs ainsi qu’aux bergers et à leurs troupeaux. Dans cette Corse profonde gambadent également des cochons sauvages et des vaches en liberté. Des animaux qui servent à confectionner les plats qui ont fait la réputation de la gastronomie locale. On pense notamment à la coppa (échine de poitrine de porc), confectionnée lors des longs hivers, ou au figatellu, saucisse de viande et de foie de porc, à cette soupe faite de haricots blancs mijotés avec du lard et des morceaux de viande, au cabri rôti qui fleure bon la sauge et l’origan, aux cannellonis aux herbes ou encore au brocciu (prononcer « broutch’ », fromage blanc local). Du brocciu qui revient à l’heure du dessert sous forme de tarte, avec du citron, dans l’irrésistible fiadone. 

Pour profiter de la gastronomie locale, pourquoi ne pas s’attabler dans un restaurant de Bastia, cité vieille de plusieurs siècles, située au pied du Cap Corse ? La ville vaut résolument le détour. Bastia est dominée par les deux tours campaniles de l’église Saint-Jean-Baptiste et surplombe le vieux port, en forme de fer à cheval, et la citadelle. Un décor idéal pour apprécier à sa juste valeur quelques-uns des charmes les plus envoûtants de l’île de Beauté. 

 

 

Frédéric Rein

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