La Réunion, un vrai paradis sur terre

La Réunion, une île de toute beauté. © iStock

Près de 40% du territoire de l'île de La Réunion, située à l’ouest de l’océan Indien, a été transformé en parc naturel. Balade en terre sauvage, entre pitons, cirques et cascades.

C’est un petit paradis naturel posé sur les eaux de l’océan Indien. Près de 40% du territoire de La Réunion, territoire français d’Outre-mer, a d’ailleurs le statut de réserve naturelle. Le Piton de la Fournaise se dresse comme un emblème exubérant et caractériel. Avec deux ou trois éruptions par année, il s’agit d’un des volcans actifs de par le monde. Mais, avant d’arriver à son cratère, qui offre donc régulièrement un spectacle pyrotechnique de toute beauté, on emprunte une route qui traverse la plaine des Sables. Cette étendue lunaire, posée entre ciel et terre, prend la forme d’un désert de scories aux reflets rougeâtres, dont les teintes changent au gré de la lumière du jour. «J’ai beau y être allé à plusieurs reprises, ce sentiment d’arriver sur une autre planète me fascine toujours autant», explique Jérôme Chappuis, product manager à Tourisme pour tous. Autre site singulier: les tunnels de lave, dessinés par les nombreuses coulées de ces dernières années. «En y entrant, on a l’impression de pénétrer dans les entrailles de l’île», souligne-t-il. 

Trois cirques, trois spectacles différents

Un sentiment d’isolement que l’on retrouve à Mafate, l’un des trois grands cirques naturels du massif du Piton des Neiges — le toit de La Réunion et de l’océan Indien, dont l’ascension, sportive, offre une vue à 360 degrés à couper le souffle, surtout au lever du soleil. Dans l’écrin géologique de Mafate, sculpté par des remparts abrupts, ni route ni signe d’urbanisation, mais un sentier de 180 kilomètres qui fait de cette terre tourmentée un paradis pour randonneurs.

Pour bénéficier de la plus belle des vues sur Mafate, un détour par le Piton Maïdo s’impose. D’ici, on distingue aussi le cirque Cilaos, le plus ensoleillé et le plus sec des trois, et le cirque Salazie, le plus vert — tous les deux sont nettement plus accessibles que Mafate. «Une fois sur le Maïdo, le "balcon de La Réunion", on vit un moment suspendu dans le temps», se rappelle le connaisseur.  

L’omniprésence de l’eau

Le décor est diamétralement différent au Trou de Fer, mais tout aussi captivant. Au terme d’un sentier de randonnée facile, entouré d’une végétation luxuriante (tamarins, fougères…), on atteint un gouffre en forme de fer à cheval d’une profondeur de 300 mètres où se jettent plusieurs chutes d’eau. «Parmi les multiples cascades de l’île, mon coup de cœur va toutefois à celle de Langevin, avoue Jérôme Chappuis. Y aller le dimanche, c’est partir à la rencontre des autochtones, qui viennent pique-niquer et vous invitent à les rejoindre.» 

Une eau qu’on retrouve évidemment à profusion sur les 200 kilomètres de littoral de l’île. Plages de sable blond ou noir, lagons, eaux chaudes et translucides attendent les baigneurs et les amateurs de loisirs aquatiques. A La Réunion, la nature prend des formes diverses, mais toujours enchanteresses. 

Frédéric Rein

 

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