L’Ouest canadien, grandeur nature

Les Rocheuses canadiennes abritent une nature à la fois préservée, spectaculaire, sauvage et intense. La guide québécoise Andrée Paquin nous conduit à la découverte de ces merveilleuses montagnes.

Elles sont là, défiant le temps de leur tranquillité immobile, saisissantes de beauté. « Face à la majesté magnétique des Rocheuses de l’Ouest canadien, on ressent une forme d’humilité, souligne la guide québécoise Andrée Paquin. Chaque fois que je retourne voir cette chaîne de montagnes, je suis fascinée. C’est un refuge ultime pour les forêts centenaires, la nature sauvage et les écosystèmes d’altitude. Au fil des kilomètres qui relient Calgary et Vancouver, on ne ressent jamais la monotonie, car l’émerveillement est de tous les instants.» Cette spécialiste revient sur ses coins préférés…

 

Les Badlands, terre de dinosaures

Les grandes plaines agricoles de l’Alberta, le grenier du Canada, sont sauvagement écorchées par les «mauvaises terres», «une région unique qui raconte l’histoire des glaciers et de l’érosion, qui ont façonné ce paysage», note Andrée Paquin. Dans le canyon Horseshoe, on découvre une succession complexe et lunaire de gorges et de buttes où l’ocre est zébré par le noir du charbon, vestiges d’anciens fonds marins, ensuite surcreusés par les glaciers et les rivières, ce qui explique l’abondance de fossiles retrouvés. «On y a notamment mis au jour le plus grand nombre de squelettes de dinosaures, précise Andrée Paquin. Le Musée paléontologique royal de Drumheller rassemble plus de 200 animaux, soit reconstitués, soit à l’état de squelette, alors qu’une serre renferme une collection de plantes, dont certaines n’ont pas changé depuis le Cétacé, il y a 65 à 70 millions d’années.»


 

La promenade des glaciers

Cette route de 230 kilomètres, entre Jasper et le lac Louise, représente l’une des plus belles «promenades» du monde. Elle offre un accès facile à quelques-uns des plus beaux paysages montagneux de la planète. Andrée Paquin confirme : «Les panoramas sont à couper le souffle, car on oscille entre pics enneigés, lacs turquoise, cascades, vallées profondes et glaciers. Le belvédère du Stutfield offre une vue éblouissante sur le glacier éponyme. Le centre touristique propose une excursion qui conduit dans la partie inférieure de ce glacier, là où se trouve une végétation remarquable.» C’est aussi le repaire d’une faune incroyable, puisque la chasse et la pêche y sont interdites depuis plus d’un siècle. Il n’est donc pas rare d’apercevoir des wapitis, des mouflons, des chèvres de montagne et des ours (bruns, noirs ou grizzlis).

 


Le Parc national Yoho : à couper le souffle

Vervets et babouins jaunes ont un point commun : ce sont de petits opportunistes. Bruno Walker en a fait l’expérience à ses dépens. « Si leurs clients le désirent, certains lodges servent le petit-déjeuner sur la terrasse. C’est un bon choix, mais il est très important de ne pas laisser son repas sans surveillance, sans quoi il y a de fortes probabilités qu’il soit englouti par des singes. J’ai eu le malheur de ne pas respecter cette règle, pour le plus grand plaisir d’une bande de singes vervets. »

 


Le West Edmonton Mall, temple du shopping

Le Canada voit la vie en grand. A ses vastes étendues sauvages qui se prolongent à perte de vue fait écho le plus grand centre commercial d’Amérique du Nord, le West Edmonton Mall. Sur une surface de 500 000 mètres carrés s’alignent 900 magasins, 132 restaurants ainsi que des parcs d’attractions. Le Galaxyland, deuxième plus vaste du monde à l’intérieur, multiplie les divertissements (montagnes russes, cinéma 3D, karting…). Le World Waterpark, comme son nom l’indique, mise, quant à lui, sur les plaisirs aquatiques, le WEM’s Adventure Golf propose un minigolf dans un décor de dessins animés, alors que l’Ice Palace accueille les patineurs sur glace. Appelé par certains spécialistes du tourisme «la huitième merveille du monde», ce temple du consumérisme, 23 500 employés, reçoit chaque année près de 22 millions de visiteurs !

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