Faustine Jenny «Si je peux être près de ceux que j’aime»

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Faustine Jenny «Si  je peux être près de ceux que  j’aime»

Une touche-à-tout bien dans sa peau. C’est ainsi qu’on peut définir Faustine Jenny. Agée de 31 ans, cette enseignante de rythmique dans la région lausannoise est musicienne de naissance ou presque. En dehors de son travail, son père a toujours joué de la batterie et sa maman chante. On comprend mieux le parcours de cette pianiste – elle joue depuis l’âge de 5 ans – qui compose et écrit tout en s’adonnant à sa passion, le chant. On la retrouvera ainsi à la fin de l’année à Neuchâtel où elle participera, avec ses cinq compères de la Compagnie de Broadway, à la Revue de Cuche et Barbezat. Mais la comédie musicale n’est de loin pas la seule corde à l’arc de cette artiste polyvalente.

Après Hotel California chez Barnabé en septembre, vous allez retrouver la comédie musicale à Neuchâtel?

J’adore ça. On sera trois filles et trois garçons sur scène pour interpréter quatre tableaux. Un vrai plaisir.

Pourtant, votre passion du chant ne s’arrête pas là. Vous êtes aussi membre de Provox, formation a capella?

Là, je suis avec cinq copains du conservatoire, dont mon ami. Notre répertoire va d’Abba à Camille en passant par Boris Vian et Muse. C’est vraiment très large. Cette année, au Festival d’Avignon, on a reçu un très bon accueil de la part du public.

Jusque-là, c’est bien sage. Mais vous avez aussi une part plus «sombre»?

Je suis aussi la chanteuse d’un groupe de rock, du métal: Goat, cela veut dire la chèvre en français. En fait, mon ami avait fondé deux groupes dont celui-là, qu’il voulait quitter. Je lui ai dit que je me verrais bien reprendre sa place. On va bientôt enregistrer un single et j’espère qu’il passera à la radio.

Vous aviez déjà enregistré un disque?

Oui, mais toute seule, j’avais écrit la plupart des musiques et des paroles. Il s’appelle Aller simple. Et le texte de la dernière chanson, Elle croyait, est de ma maman.

Il vous reste un peu de temps pour les loisirs avec toutes ces activités?

Je m’organise en sorte. Mais c’est clair, je n’aurais plus le loisir de diriger un chœur comme je l’ai fait par le passé à Gollion. Quelque chose de très fort par ailleurs. On est dos au public, mais on peut se concentrer sur les chanteurs.

Vous rêvez encore d’une carrière à Paris?

J’ai été au Cours Florent à Paris, mais juste pour un stage de deux semaines. Maintenant, si c’est pour me retrouver comme tant d’autres amis à galérer dans un quinze mètres carrés, si c’est juste pour être une nana de plus là-bas, franchement non! J’entretiens des relations fortes avec ma famille, à Villars-Tiercelin. Alors, si je peux être ici, près de ceux que j’aime tout en menant des projets comme aujourd’hui, franchement, c’est bien. Mon rêve, c’est ça, être épanouie et recevoir – comme tout artiste l’espère – un peu de reconnaissance.         

J.-M.R. 

La revue de Cuche et Barbezat fait son cabaret, avec Marie-Thérèse Porchet ou Yann Lambiel (en alternance) du 26.11 au 28.12.2014, théâtre du Passage  

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