Une bonne cuvée Coben

©DR Olivier Vigerie

Toujours aussi prolifique, le premier écrivain à avoir obtenu les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux Etats-Unis est en forme. Son dernier né, Gagner n’est pas jouer, est un modèle de cynisme.

Il y a des gars sympas comme Myron Bolitar, un des héros récurrents de l’écrivain Harlan Coben. Tu penses, un ancien du FBI et champion de basket universaire, rien à redire si ce n’est qu’il se fait assister souvent par un effroyable et richissime descendant d’une grande famille. Un rejeton d’un cynisme épouvantable, qui hormis son amitié pour Myron, voue un mépris certain à la race humaine. Et c’est justement lui, Win Lookwood III, qui est cette fois le personnage principal du dernier roman de l’Américain. Adepte de «œil pour œil» ou plutôt du « je frappe le premier, il le mérite », convaincu (avec raison) que son argent peut tout acheter, il enquête sur le meurtre mystérieux d’un ermite qui détenait un tableau de maître volé à sa famille. Au passage, il découvre aussi que la victime était reliée à un attentat célèbre, vingt ans plus tôt, et à des agressions de jeunes filles. 

Peut-on aimer Win? Ben oui, parce que de l’autre côté les méchants ont vraiment commis des horreurs, que l’action est menée tambour battant et qu’Harlan Coben est cette fois en grande forme. 

J.-M.R.

 

Gagner n’est pas jouer, Editions Belfond

0 Commentaire

Pour commenter