Sniper made in Taïwan

©DR Chaowei

Rien à voir avec le film de Clint Eastwood, American Sniper. Poète, linguiste et expert en armes, le romancier Chang Kuo-Li tire juste avec son nouvel ouvrage. Un polar qui change de nos lectures habituelles et qui n’est pas dénué d’humour.

Deux « héros » qui finiront bien par se croiser, c’est le fil conducteur de ce roman policier plutôt réussi, Le sniper, son wok et son fusil. Quand il ne cuisine pas à la perfection du riz sauté dans un petit village italien, Ai Li, dit Alex, assassine sur commande à Rome un conseiller en stratégie du président tawaïnais. Mais de chasseur, il devient la cible d’autres tueurs, formés à la même école. Très vite, il comprend qu’il devra trouver à la source qui tire les ficelles.

A Taïwan justement, le superintendant Wu compte à la fois les jours jusqu’à sa retraite et les cadavres, des officiers de l’armée. Un tatouage va l’amener vers une organisation ancestrale et notre sniper en cavale.

Une intrigue plutôt originale, un savoir-faire indéniable et une sacrée dose d’humour, le polar de Chang Kuo-Li a une saveur asiatique, particulièrement gouteuse. Il change agréablement des productions américaines, françaises ou scandinaves. On vous le recommande, laissez-vous tenter !

J.-M.R.

Le sniper, son wok et son fusil, Editions Gallimard, série noire  

 

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