Nos chats sont sournois

Un western féminin, un lion sanguinaire et une promenade dans le Harlem des années 1930, la BD nous réserve une fois de plus de belles surprises en ce mois de janvier. Et méfiez-vous de vos minets! 

Ladies with guns, Editions Dargaud

«Le problème aujourd’hui, c’est que tu peux plus taper sur les femmes. C’est mal vu… » Yeap, disons qu’il ne faut pas non plus pousser mémé dans les orties. Après en avoir pris plein la tronche, cinq femmes venues d’horizons différents vont se révolter et s’unir, histoire de montrer que le sexe faible a du répondant, surtout avec un revolver à la main. Le propos général de cet opus est plutôt grave, mais il est traité intelligemment, avec humour, et les gars en prennent pour leur grade. Associée à un dessin plutôt séduisant, cet album fait mouche. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ogre lion, tome 1, Editions Drakoo

Cette nouvelle série pourrait être mignonne. Pensez, des animaux comme héros, des souris, des chèvres, des taupes, un renard et d’autres… Mais on vous arrête tout de suite. Il y a aussi un lion possédé par un esprit plutôt sanguinaire et le récit est d’inspiration Fantasy, à mille lieues de Walt Disney. Au fait, qui est ce roi des animaux qui a perdu la mémoire ? Le monarque d’un royaume, comme le laissent supposer certains ou simplement un fauve dégénéré? On vous laisse la surprise. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Vaillant, histoires courtes 2, Editions Graton

Séquence nostalgie avec le pape de la bande dessinée automobile, décédé l’an dernier. En dehors des albums de Michel Vaillant, Jean Graton trouvait encore le temps de réaliser quelques tours de piste supplémentaires avec ces histoires courtes qui roulent dans les plus grandes épreuves des seventies. Ça sent bon les dérapages, l’huile de moteur et l’adrénaline, le tout garanti sans électronique. Les fans adoreront.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Harlem, tome 1, Editions Dargaud

En quatre albums, Giant et Bootblack, Mikaël a imposé sa patte, identifiable au premier regard. Parfiatement reconstitué, le décor new yorkais se prête comme d’habitude à une sombre histoire où la tristesse s’impose presque à chaque case avec des personnages évidemment tourmentés. C’est le cas de Stéphanie St. Clair, dite Queenie, débarquée dans la cité il y a une vingtaine d’années, et devenue la reine de la loterie clandestine à Harlem. Mais pour garder cette position, en tant que femme et noire, il va lui falloir être sans pitié, notamment face à la mafia. Un album à dévorer en écoutant du jazz, un bourbon à la main.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ligue des chats contre l’humain écolo, Éditions du Lombard

Ça sent le vécu. Et cela parlera à tous les « heureux » propriétaires de chats. Mais vous ne le savez peut-être pas. Dans leur tête de petit félin fourbe, ils sont persuadés que les humains sont à leur service, Alors quand la famille décide de se mettre au bio, y compris les croquettes pour Minou et consorts, la révolte gagne. Pascal le chat, mal accompagné par ce goinfre de Michel, déclare la guerre aux bipèdes. Un petit ouvrage sympa, rigolo.

 

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