Les nerfs à vif

@DR Mathieu Genon

Dans A vif, c’est en imaginant une affaire d’immolation que le romancier René Manzor nous glace le sang. Fort, très fort.

Au milieu de la nuit, Maylis, treize ans, sort de la maison familiale. On la retrouvera calcinée. Pour le petit village de Gévaugnac, le cauchemar recommence deux ans après une série d’immolations identiques. Parce qu’elle est originaire de ce bourg, la capitaine Julie Fraysse du la police judiciaire de Toulouse doit reporter ses vacances avec ses enfants et commencer l’enquête. Assistée par un consultant très spécial, son prédécesseur qui a littéralement pété les plombs lors de la première série de meurtres, et qui, depuis, est logé gracieusement en hôpital psychiatrique. Obsessionnel, violent et incontrôlable.

Avec A vif, René Manzor nous offre un thriller sans aucune concession. Pas une page inutile. L’efficacité est le maître mot dans ce polar qui nous offre un duo de flics inhabituel, mais surtout qui nous fait sentir toute la douleur de parents qui ont perdu un enfant dans des circonstances affreuses. Alors, oui, ce roman est terrifiant, mais il faut aussi bien l’avouer, il est appelé à devenir une référence dans un domaine où les bons auteurs ne manquent pourtant pas. 

J.-M.R.

A vif, Editions Calmann-Lévy

 

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