La « douceur » des années 1900

©DR Marianne Danthieux 

Avec La conspiration hongroise, Philippe Grandcoing nous offre un délicieux polar un peu hors du temps où l’on se promène dans le Paris artistique avant de découvrir la Vienne de Klimt.

Avouons-le ça fait du bien parfois de sortir des serial killers modernes, des poursuites à grande vitesse, des fusillades à l’américaine et des histoires de virus. Là, avec Philippe Grandcoing, on se promène à pied, de temps en temps en calèche et les enquêtes se font sans recherche d’ADN, ni micros ni caméras espion. Certes, on n’est pas non plus au pays des bisounours, mais lorsqu’on retrouve un mystérieux cadavre, poignardé en pleine rue, l’inspecteur Lerouet n’a pas d’autre choix que d’enquêter avec les moyens de son époque et de prendre son temps, on mange, on boit une bonne bouteille, bref, on n’oublie pas les bonnes choses de la vie. Pour tout cela, notre fin limier se fait aider par son ami l’antiquaire Hippolyte Salvignac et sa délicieuse maîtresse, Léopoldine, artiste-peintre. Et ils ne seront pas trop de trois pour déjouer une conspiration qui trouve ses racines à Vienne et qui pourrait bien mettre l’Europe à feu et à sang.

J.-M.R.

La conspiration hongroise, Editions De Borée

 

   

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