Court, mais bon!

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Avec Après, Stephen King nous livre un roman plus ramassé que d’accoutumée. Mais en 300 pages seulement, il réussit à faire parler les morts et à défendre son titre de maître de l’angoisse. 

Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser au film Le sixième sens avec Bruce Willis en découvrant les premières pages du dernier Stephen King. Pensez, un petit garçon nommé Jamie a ce don particulier de voir les morts durant les semaines qui suivent leur disparition. Mieux, il peut parler avec eux et ces derniers ne peuvent pas lui mentir. Mais avec l’écrivain américain, quand on parle de don, cela tourne vite au cauchemar. Et cela ne va pas manquer avec un défunt qui ne veut pas s’en aller, sans compter l’ex-petite amie de sa mère : Jamie va être confronté à un véritable enfer. Et le lecteur n’a pas d’autre choix que de s’accrocher à son fauteuil tout en dévorant cet ouvrage à la pagination plutôt inhabituelle pour l’Américain: seulement 300 pages et des poussières. 

Bref, on dira court, mais bon… quand bien même il ne s’agit pas là du meilleur Stephen King. Reste qu’on sent le plaisir de l’auteur à jouer avec nos nerfs comme le gamin de 74 balais qu’il est resté. 

J.-M.R.

Après, Editions Albin Michel

 

  

 

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