Constance d’Antioche, une princesse de fer

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Bande dessinée et Histoire avec un grand H font bon ménage. La preuve avec ce diptyque consacré à une sacrée bonne femme.

Pas facile pour une femme de s’imposer au XIIe siècle. Surtout quand on a la prétention de régner sur Antioche, aux confins du Moyen Orient. Pour rappel, Antioche est alors une principauté créée par les Croisés, sans trop d’histoire. Mais à la mort de son père, Constance va se démener pour hériter du trône et finira par épouser un homme plus vieux. Qui aura la mauvaise idée d’aller se battre contre l’ennemi jurée des chrétiens, Nur Ad-Din. A partir de là, ça va saigner. Veuve, Constance convolera en secondes noces avec un chevalier fougueux, Renaud de Châtillon. Et la guerre avec Sarrasins et Turcs reprendra de plus belle. Il va falloir trouver des alliés, à Jérusalem et à Constantinople. Femme de caractère, habile politicienne, Constance ira jusqu’au bout avant de mourir à 37 ans.

Une intrigue passionnante, même sans être un féru d’Histoire, un dessin à la hauteur, que demander de plus. Personnage méconnu sous nos latitudes, Constance méritait bien ce coup de projecteur un zeste romancé bien sûr

J.-M.R. 

Constance d’Antioche, la princesse rebelle, tome 2, Editions Delcourt

  

 

 

 

 

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