Chattam nous joue encore un sale tour

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Le romancier français nous emmène à la montagne dans une station qui n’a rien de paisible. Cœurs sensibles, s’abstenir.

Lucien Strafa? Ce nom ne vous dit rien comme à Hugo, bobo parisien. Cœur brisé, romancier raté, il s’est engagé comme homme à tout faire dans une station de ski éloignée de tout. Ils sont une douzaine, hommes et femmes à travailler là durant l’été pour tout remettre en ordre avant l’arrivée des skieurs. 

C’est ainsi que commence le nouveau Maxime Chattam, L’illusion. Et le roi français de l’angoisse de jouer aussi avec nous lecteurs. Une ambiance à la Shining (le film culte de Stanley Kubrick), nous dit-il. Vous verrez bien…  Comme Hugo qui va découvrir rapidement des choses étranges en ces lieux coupés du monde: des guirlandes de crânes d’animaux, des totems. Il entend aussi des voix, voit des monstres. Fruits de son imagination fertile? Heureusement, il y a Lily, si belle, qui lui dévoile que la station appartient au propriétaire du manoir qui la surplombe: Lucien Strafa, le plus grand magicien de tous les temps. Notre Parisien en fait une obsession, il veut comprendre le mystère de Val Quarios.

Pas de doute. Pour faire monter le suspense, rendre chaque page plus angoissante que la précédente, Maxime Chattam est un maître qui a plus d’un tour dans son sac lui aussi. Et de s’amuser avec ses fans comme Lucien Strafa, semble-t-il, avec ses hôtes. Mais tout cela, finalement, ne serait-il pas simplement qu’un vilain tour de plus de la part de cet auteur parmi les plus brillants dans le genre. On vous prévient, L’illusion est synonyme de nuits blanches.

J.-M.R.

L’illusion, Editions Albin Michel

 

 

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