Bruno Levy. L’inspectrice demande grâce

©Dr Bruno Levy

Avec Le passager sans visage, son nouveau thriller, Nicolas Beuglet ne fait pas dans la dentelle. Entre les sociétés de pédocriminels qui se réclament des frères Grimm et la multinationale secrète qui veut dominer le monde, son héroïne a du travail plein les bras.

On comprend que l’inspectrice Grace Campbell passe de mauvaises nuits. Et de mauvaises journées aussi d’ailleurs. Hantée par son passé – enlevée et violée dans son enfance –, elle trouve néanmoins le courage de se lancer à la recherche de la vérité sur son affaire qui n’a jamais été résolue. Pas de chance! Ce qui aurait pu être un cas sordide comme tant d’autres débouche en plus sur des complots internationaux, des sociétés secrète de pédocriminels et j’en passe. Au passage, son ennemi mortel est aussi dans les parages et le tout prend encore de l’ampleur.

Bon, le lecteur finit par se dire que le romancier Nicolas Beuglet – 1,2 million de livres vendus – en inflige trop à son héroïne préférée. Mais le pire est à venir, son ouvrage se base sur une base réelle, un scandale qui a bouleversé l’Allemagne découvrant que les services sociaux avaient pendant plus de trente ans nourri les réseaux de pédophiles. Comme quoi, la réalité dépasse parfois la fiction.

 

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Pour le reste, les fans de l’auteur en auront pour l’argent. C’est efficace, les rebondissements se multiplient au fil des pages et on se promène de la campagne écossaise à la Forêt-Noire dans une ambiance à la James Bond.

J.-M.R.

Le passager sans visage, Editions XO 

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