Un pavé pour un triste anniversaire

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La sortie de La bombe, qui correspond aux 75 ans de la commémoration d’Hiroshima, a été saluée par l’ensemble de la presse française. Il faut dire que l’ouvrage est impressionnant.

Faut-il parler de bande dessinée, de roman graphique ou plus simplement d’un livre d’histoire mis en images? C’est que La bombe est un document imposant ne serait-ce que par son poids et son ampleur: plus de 450 pages! Les illustrations noir/blanc amènent la sobriété nécessaire à cette épopée peu glorieuse pour l’humanité. Pour les 75 ans de la commémoration d’Hiroshima, les auteurs ont pris le parti de ne pas porter de jugement, seulement d’évoquer tous les événements qui ont abouti à la destruction d’Hiroshima. On suit ainsi la course effrénée entre les Américains, les Russes et les Allemands pour être le premiers à détenir la bombe qui changera à jamais l’équilibre du monde. Au passage, on découvre des protagonistes peu ou pas connus du tout, ainsi que des anecdotes comme le fait que Kyoto figurait sur la liste des cibles prioritaires avant qu’un haut cadre du Pentagone n’interdise qu’on détruise la plus belle ville du japon. Et puis, avec horreur, le lecteur tombe sur ces épisodes où l’on teste les effets des radiations sur des cobayes humains. 

Bref, La bombe fait froid dans le dos à tous les niveaux. Reste que cet ouvrage s’intéresse moins aux bédéphiles qu’aux passionnés d’histoire.

 

J.-M.R.

La bombe, paru aux Éditions Glénat  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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