Le destin tragique du fils de Napoléon

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Elle-même descendante de la famille Bonaparte, l’historienne Laetitia de Witt publie la biographie poignante de L’Aiglon, le fils du Petit Caporal, mort à 21 ans. 

Il aura régné sans le savoir deux semaines durant. Et sa vie – sa courte vie – n’aura ressemblé en rien à ce que son père imaginait pour lui. Fils de Napoléon qui voyait en lui son héritier impérial et le début d’une dynastie régnante, Napoléon François Joseph Charles Bonaparte a en fait connu un destin tragique. Surnommé l’Aiglon, sa naissance le 20 mars 1811 aura pourtant été saluée par 101 coups de canon, comme le rappelle Laetitia de Witt dans un ouvrage qui vient d’être publié.

On connaît la suite. Bombardé Roi de Rome dès ses premières respirations, il va être emmené à Vienne après Waterloo. Logique puisque sa mère, la deuxième femme de Napoléon, n’est autre que Marie-Louise, fille de l’Empereur d’Autriche. L’Aiglon ne reverra jamais son père. Futur duc de Reichstadt (son nouveau titre), il sera élevé comme un Autrichien, sous étroite surveillance, avant de décéder à l’âge de 21 ans  de la maladie du siècle, la tuberculose. Plus d’un siècle plus tard, ses cendres retrouveront Paris sur ordre d’Hitler en personne. 

C’est l’histoire de ce « jeune sacrifié de l’histoire » que nous conte Laetitia de Witt dans une biographie exhaustive. Rien d’étonnant de la part d’une historienne elle-même descendante de la famille Bonaparte. Le mythe n’est pas près de s’éteindre. Tant mieux puisqu’on fêtera l’an prochain les 200 ans de la mort de Napoléon. 

 

J.-M.R.

 

L’Aiglon, le rêve brisé de Napoléon, paru aux Éditions Tallandier

 

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