Henri Manguin : un fauve s’invite à l’Hermitage

L’amandier en fleurs, 1907 Huile sur toile, 65 x 81 cm. Collection privée, Suisse

La Fondation rend hommage à cet artiste audacieux (1874-1949), qui fut surnommé par Apollinaire « le peintre voluptueux ».

Ami d’Albert Marquet, de Charles Camoin et de Henri Matisse, ses complices avec lesquels il fréquentait le cours de Gustave Moreau à l’Ecole des beaux-arts de Paris, Henri Manguin a fait partie de ce groupe de jeunes peintres audacieux devenus les acteurs du fauvisme dès 1905. Ce doux fauve a été l’un des premiers à s’éloigner des formules intimistes pour se risquer sur un chemin jugé hasardeux à l’époque : celui de la couleur pure.

 

Sa manière d’utiliser la peinture à la sortie du tube en a choqué certains, séduit d’autres, et lui a valu le surnom de « peintre voluptueux », donné par Apollinaire, sensible à son talent. Avec ses teintes éclatantes qui apportaient une force et un dynamisme flamboyants à ses toiles, Manguin a servi ses thèmes de prédilection : les scènes de la vie de famille, les nus, les paysages méditerranéens et les natures mortes. Autant d’odes au bonheur de vivre …  

 

A Lausanne, l’exposition Manguin, la volupté de la couleur *sera organisée en partenariat avec le Musée des impressionnismes Giverny. Une centaine d’œuvres (peintures, aquarelles et dessins) seront présentées.

 

Cet hommage entraînera les visiteurs à la découverte de chaque étape de la vie de l’artiste, à commencer par un gros plan allant de sa formation à la période fauve, avec des œuvres aux couleurs intenses réalisées à Saint-Tropez. Les années de guerre passées en Suisse seront également évoquées, soulignant l’évolution de son art à l’abri des événements tragiques qui frappent l’Europe. Une large section biographique complétera cette incursion au cœur de la vie et de la palette ensoleillée de Henri Manguin.

Martine Bernier 

 

*Manguin, la volupté de la couleur, du 22 juin au 28 octobre 2018, à la Fondation de l’Hermitage, à Lausanne

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