Le clou du spectacle

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Généreux, le ténor a beaucoup contribué à former la relève.

Merci la zappette. Sans elle, on ne serait jamais tombé sur ce fabuleux reportage consacré à la vie de Luciano Pavarotti. D’ailleurs, pas spécialement amateur d’opéra, je me demande encore pourquoi m’être arrêté sur cette émission. Et puis, la réponse fuse : le sourire du ténor. Enorme comme le bonhomme ! Toutes les dents dehors, avec les yeux qui reflètent le plaisir, la joie, ce sourire emporte tout sur son passage, impossible d’y résister. Pas besoin de chanter, Luciano croque la vie en grand amateur de cuisine qu’il était, et c’est tellement communicatif.

Pourtant, au fil du reportage, où on ne cesse de découvrir la générosité du bonhomme, apparaissent des failles évidemment. En bon Italien, la star était superstitieuse. Ainsi, il refusait de monter sur scène s’il n’avait pas trouvé auparavant un … clou tordu. Oui, un bête clou tordu. Imaginez la terreur des directeurs de grands opéras, la transpiration perlant sur leur front, à l’idée que Luciano et ses cachets faramineux refuse de chanter devant une salle pleine à ras bord. La consigne a alors été donnée aux techniciens du monde entier. Obligation d’avoir en permanence des clous tordus dans les poches, à charge de chacun, ensuite, de les disséminer sur le chemin du ténor. Amie du chanteur, Eve Ruggieri, animatrice et passionnée de musique raconte l’anecdote avec le sourire. Et finit par avouer qu’elle-même avait toujours un clou dans sa poche. On ne sait pas si Luciano a regardé l’émission là-haut. Mais, si oui, il a bien dû se marrer.   

 

J.-M.R.

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