La secte Netflix

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J’avoue. J’ai fini par craquer. Oui, je suis entré dans le monde Netflix. Vous savez, cette plateforme de streaming sur abonnement dont tout le monde parle, parce que tout le monde s’y abonne devant l’indigence des programmes des chaînes publiques. Et puis, disons-le, à force de passer des soirées avec des amis ou des pauses avec des collègues qui, inévitablement, se concluent par : « Tu as vu cette série ? Faut absolument que tu regardes, c’est génial. », on se sent exclu, pas concerné par la discussion, idiot quoi. Tiens, même ma mère de 81 ans est devenue accro (véridique).

 

Bref, je suis entré dans le monde Netflix. Et ma vie n’a absolument pas changé. Je n’ai pas regardé la série israélienne extraordinaire que ma compagne, les graphistes et mon big boss m’ont conseillée. Pas envie de me taper des dialogues en hébreu et des sous-titres. J’ai aussi évité les nombreuses séries suggérées par mon cousin qui se passent toujours dans le monde carcéral. Etrange d’ailleurs, cet amour pour la prison, alors que, en ces temps de Covid-19, on tient plus que jamais à la liberté.

 

 

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N’étant pas plus idiot qu’un autre — je crois — je décide donc de faire mes propres choix. En parcourant le catalogue sur l’écran, on doit bien trouver une série pas trop petit budget, pas trop ratée. Pas de raison que les autres trouvent leur bonheur et pas moi. Fascinant, d’ailleurs, le temps que je prends à parcourir ledit catalogue, plutôt que de regarder une fiction, ce qui est quand même supposé être
le but de mon adhésion.

 

Je dois me rendre à la raison. Je suis bien entré dans le monde Netflix, mais je n’appartiens pas encore à la secte. Je vais faire des efforts, promis.

 

J.-M.R.

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