Quelle race de chien choisir selon votre mode de vie?

photo: © iStock/Jaroslav Frank

Pour vivre en harmonie avec son compagnon, mieux vaut choisir celui qui nous correspond le mieux. L’âge du propriétaire et ses centres d’intérêt sont importants.

Tel maître, tel chien! L’expression consacrée est troublante, tant les similitudes physiques sont parfois grandes. Mais, au-delà de la morphologie, ce sont les caractères qui doivent pouvoir se calquer les uns sur les autres. Une race particulièrement énergique ne fera pas bon ménage avec une personne pantouflarde, et inversement. En prenant un carlin, Didier, jeune retraité de 62 ans, avoue avoir opté pour un chien qui lui correspond : « On fait de belles balades, mais ce n’est pas un forçat de l’effort. Après, il aime beaucoup faire de longues siestes ! » Même discours tenu par cette dame d’une septantaine d’années croisée au détour d’une rue avec son terrier gallois : « C’est notre manière à nous de faire notre sport quotidien ! »

Il convient de penser à son budget, au temps que l’on a à lui consacrer et à la réaction de son entourage

Mais, pour que la relation entre le maître et son chien touche à la symbiose, de nombreux paramètres entrent en ligne de compte au moment de l’adoption. « Hormis les critères esthétiques du chien, il convient de penser à son budget, au temps que l’on a à lui consacrer (toilettage, balades), à la réaction de son entourage, etc. Plus les critères sont précis, plus il sera facile de trouver la race qui nous convient le mieux et d’éviter les erreurs de casting », insiste Stéphane Crausaz, chargé de communication de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA), qui rappelle, au passage, que les animaux achetés à bas prix sur internet encourent le risque de ne pas être en bonne santé, ni d’être correctement sociabilisés, et que les bâtards ainsi que les croisés des refuges sont aussi d’excellents compagnons.

 

 

Toujours est-il que, dans cet imbroglio de critères, le style de vie du maître et son âge entrent également en ligne de compte. « A 90 ans, par exemple, on peut s’interroger sur la pertinence d’acquérir un chien et, surtout, sur la possibilité qu’une tierce personne puisse prendre le relais si nécessaire », note le connaisseur. Ne vaudrait-il pas mieux se contenter de promener bénévolement les chiens des refuges ? »

 

En revanche, si l’envie et les possibilités sont bien là, il convient de choisir un chien qui nous corresponde … au poil ! Avec le concours de Stéphane Crausaz, nous avons dressé six profils types, qui vous aideront peut-être à trouver l’être poilu de vos rêves …

 

FAITES VOTRE CHOIX SELON VOS ACTIVITÉS:

Pour un grand sportif qui a une vie sociale bien remplie

Pour que la relation entre un maître et son chien reste au beau fixe, il faut que le premier n’oublie pas trop souvent le second au moment d’aller faire du sport ou de sortir. Autrement, le chien, animal social par excellence, sera forcément malheureux. En revanche, si la personne parvient à concilier sa vie avec la présence de son animal, les deux y trouveront leur compte.

 

Optez pour une race adaptée à la passion sportive du maître. Si celui-ci pratique le vélo, comme c’est le cas pour de nombreux seniors, il est de bon ton de s’intéresser à une race endurante et pas trop petite. Une race qui, en l’occurrence, se devra également d’être sociable lors des sorties plus ou moins mondaines. Tous les regards se tournent donc vers le braque allemand ou le labrador (réputé à tort comme peu sportif).

 

Exemple: un Braque allemand – ferme, équilibré, digne de confiance.

 

 

Pour un citadin qui travaille durant la semaine

Aucune race de chien n’apprécie de rester seule. Pourtant, la réalité des maîtres encore actifs professionnellement ne leur permet pas d’être toujours au côté de leur compagnon. Dès lors, l’important est que le chien puisse sortir régulièrement pour faire ses besoins et se dégourdir, notamment entre midi et deux heures. Le cas des chiots est d’autant plus problématique, car il faudrait pouvoir consacrer une à deux semaines à plein temps afin de faire leur éducation. Prendre congé à ce moment-là peut s’avérer utile, mais les activités et le rythme devront se rapprocher de ceux auquel le chien sera confronté une fois que son maître aura repris son travail. On le laissera ainsi progressivement seul pour qu’il s’habitue aux absences.

 

Notre citadin de 50 ans aura le choix entre une bonne centaine de races. Parmi les individus de petite et de moyenne tailles, on trouve le yorkshire ou le fox terrier.

 

Exemple: un Jack russel – vif, éveillé, actif et sans peur.

 

 

Pour une marcheuse aguerrie

Si tous les chiens en bonne santé doivent accomplir un peu plus d’une heure de marche par jour, la donne est différente lorsque de longues heures de marche en montagne sont programmées. Mieux vaut éviter les chiens au nez plat, tel le bouledogue, qui ont des difficultés à respirer. On favorisera les chiens de taille moyenne. Trop petit, il aura de la peine à suivre, trop grand, il risque de souffrir de pathologies, liées aux articulations. Un canidé d’environ 50 cm au garrot semble indiqué, tel un chien de berger, qu’il soit belge, allemand ou australien.

 

Les races de chiens de chasse ou celles qui ont des comportements particuliers, à l’image du border collie, dont la sélection génétique lui a conféré un fort instinct de « rassemblement », feront de bons compagnons de marche, même s’il faudra parfois les garder en laisse.

 

Exemple: un Berger belge (malinois) – souvent attentif et obéissant.

 

 

Pour un couple très casanier

Petit ou grand chien, chiot ou individu âgé, tout va dépendre des attentes, du caractère et des possibilités financières et logistiques (voiture, appartement ou maison) du couple. Cela étant, il convient de privilégier un chien qui n’ait pas trop besoin d’activité, puisque l’essentiel de la journée se déroule à la maison. Exit donc le doberman ou le braque allemand, et certains terriers, comme le yorkshire, assez vifs. Si l’on a des voisins, il est aussi préférable d’éviter les races dites « aboyeuses », quand bien même on sait que l’éducation joue un rôle majeur en la matière.

 

Prendre un chien comme agent de sécurité n’a en outre rien d’une bonne idée, dans la mesure où il existe de bien meilleurs systèmes d’alarme ! A l’aune de ces éléments, notre couple se tournera, par exemple, vers un bouledogue — anglais ou français — ou un cavalier king charles.

 

Exemple: un Bouledogue anglais – courageux, doué d'une nature affectueuse.

 

Pour une grand-mère qui reçoit souvent ses petits-enfants

Un chien de famille, de petite taille pour être à la hauteur des enfants, devrait être privilégié. On pense au bichon, à l’épagneul, au chihuahua, au cavalier king charles ou au yorkshire, des races qu’une grand-maman peut aisément maîtriser. Petit format ne veut pas dire pas de promenade. Très actifs, les petits chiens requièrent au moins trois sorties quotidiennes de 30 minutes. De fait, même à 80 ans, il faudra être suffisamment en forme pour offrir de jolies balades à son compagnon.

 

Et quelle que soit la race choisie, il est important de ne jamais laisser des enfants en bas âge — du nouveau-né jusqu’à l’enfant de 8 ans environ — sans surveillance avec un chien. Plus grands, on peut éduquer les enfants et leur expliquer les attitudes appropriées à adopter avec un chien, tout en leur laissant un peu plus d’indépendance.

 

Exemple: un Bichon maltais – affectueux, vif, docile et intelligent.

 

Pour de jeunes retraités qui voyagent plusieurs fois par année

C’est bien connu, mieux vaut voyager léger. Et cette maxime s’applique aussi aux chiens. De nombreuses compagnies d’aviation permettent aux toutous de moins de 8 kg de prendre place à proximité de leur maître, car ils sont considérés comme des bagages à main. C’est d’autant plus intéressant qu’un chien en soute peut coûter très cher.

 

Au camping aussi, les petits formats (cavalier king charles, yorkshire, chihuahua, épagneul tibétain ou shih tzu) devraient avoir la cote. Un petit chien trouvera plus facilement sa place et en laissera davantage à ses propriétaires ! A noter que, si vous passez la frontière avec votre chien, il doit être vacciné contre la rage.

 

Exemple: un Cavalier king charles – gai, sensible, affectueux, très doux et très joueur.

Frédéric Rein 


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