Mon animal et moi : Zéphir et Magali

© Corinne Cuendet

Magali Rasper, alerte nonagénaire, porte une affection sans borne à son matou, sans lequel elle ne s’imaginerait pas vivre. Rencontre chez elle, à Saint-Gingolph (VS).

« Zéphir est ma raison d’être, je ne pourrais pas m’imaginer vivre sans lui ! » Magali Rasper, 91 ans, ne va pas par quatre chemins pour exprimer l’attachement profond et sincère qu’elle porte à son beau sibérien, qui fait battre son cœur depuis 2013, année où elle est allée le chercher dans un élevage genevois, alors qu’il n’avait encore que quelques mois. « J’ai eu des maine coon avant lui, qui sont malheureusement tous morts d’un cancer de la bouche, explique-t-elle. C’est pourquoi, j’ai décidé de changer de race. Je voulais toutefois garder un chat imposant, ce qui est son cas, puisqu’il pèse quand même plus de six kilos et que, avec ses longs poils, il donne l’impression d’être encore plus massif qu’il ne l’est vraiment. Un choix que je n’ai pas regretté, tant il est gentil, câlin et intelligent. Je n’ai jamais eu une relation aussi forte avec mes chats précédents. Zéphir s’apparente à une personne, à laquelle il ne manquerait que la parole. Nous sommes vraiment extrêmement proches, l’un de l’autre, d’autant plus que mes deux enfants, quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants, habitent Bienne (BE) ou Zurich. Il représente un bon compagnon, qui m’aide à tromper la solitude. »

 


Zéphir est ma raison d'être !

Pour illustrer ses dires, cette nonagénaire évoque le comportement de chien de son chat, qui la suit partout et vient quand elle l’appelle. « Il est toujours dans la même pièce que moi et, quand je vais me coucher, il me suit. Idem lorsque je sors dans le jardin ou que je pars en promenade. Il n’est jamais bien loin, un peu comme un garde du corps ! » explique celle qui a été pendant 35 ans cheffe de gare du village de Saint-Gingolph, alors que Zéphir se prélasse tranquillement sur le coussin crocheté qu’elle lui a confectionné et qui coiffe un tabouret de la véranda, d’où l’on a une vue plongeante sur le Léman. Zéphir et sa propriétaire ont même des habitudes de vieux couple. « Je lui mets chaque jour de l’eau dans le verre à dents de la salle de bain du haut, étant donné que c’est le seul endroit où il va boire. Côté nourriture, il ne reçoit que des croquettes au saumon, car il refuse systématiquement la viande, même les morceaux de premier choix. Et, quand il dort, il adopte de drôles de postures, finissant souvent les quatre pattes en l’air. » Que leur souhaiter pour l’avenir ? « De belles et longues années de vie en commun ! »

            Frédéric Rein

 

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