Mon animal et moi: Tahoe et Yvette

© Yves Leresche

Yvette Helfer, 82 ans, réside à l’année au Camping de Vidy, à Lausanne, où elle partage son chalet avec sa chatte, dont elle a sauvé la vie.

Tahoe a débarqué à l’improviste dans la vie de Yvette Helfer et de son mari. C’était un jour de 2012. Cette chatte bicolore est rentrée une première fois dans leur chalet, situé au Camping de Vidy, à Lausanne, avant d’y élire définitivement domicile. « Mon mari m’a dit qu’il fallait la garder, qu’elle n’était pas là pour rien, se souvient l’octogénaire. Il avait raison, car, une année après, à la suite à son décès, elle m’a été d’un grand soutien. Depuis que je suis seule, sa compagnie est d’autant plus précieuse. J’y suis très attachée, c’est mon petit bonheur. Sans elle, la vie serait monotone, elle m’apporte beaucoup, au quotidien. Elle n’apprécie pas d’être portée, mais elle est câline, docile et gentille. »


Tahoe est mon petit bonheur et m'apporte beaucoup.

Cette affection inconditionnelle empêche Yvette Helfer de partir en vacances et la conduit parfois à aller plus souvent qu’il ne le faudrait chez le vétérinaire. Mais bon, quand on aime … Un milieu vétérinaire qu’elle a d’ailleurs été contrainte de beaucoup fréquenter en 2014. « Cette année-là, j’ai entendu des ciclées, puis j’ai vu Tahoe ramper sur les marches devant la porte d’entrée, explique-t-elle. Elle s’était fait écraser l’arrière-train par une voiture, qui ne s’est même pas arrêtée ! » Les radiographies montraient des os brisés, mais les organes vitaux n’étaient heureusement pas touchés. Comme Tahoe avait toutes les chances de bien récupérer, cette amoureuse des animaux n’a pas hésité une seconde à dépenser des milliers de francs pour la sauver. Dès le lendemain, direction donc le Tierspital de Berne, car l’opération ne pouvait pas être envisagée en Suisse romande. « C’était un vendredi de Pâques, du coup, Tahoe n’a pu être opérée que le mardi suivant, se rappelle-t-elle parfaitement. Elle est revenue chez moi le vendredi. Pendant trois mois, elle a dû rester dans un lit de voyage pour bébé, étant donné qu’elle n’avait pas le droit de se déplacer. Ensuite, sa convalescence l’a obligée à demeurer trois mois de plus à l’intérieur. » Aujourd’hui, Tahoe — dont le nom fait référence au lac américain éponyme, près duquel le couple a longtemps vécu, avant de revenir en Suisse, en 2010 — gambade comme si de rien n’était.
Cette « bonne chasseuse de souris » sort fréquemment, mais revient toujours. « Quand je rentre en voiture, elle est systématiquement là pour m’accueillir. Elle reste souvent à mon côté et aime bien regarder par la fenêtre, telle une concierge. » Une petite concierge qui ménage sa propriétaire !

                                     

 

Frédéric Rein

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