Mon animal et moi : Iago et Georges

Nom: Iago / Race : Braque de Weimar / Sexe: mâle / Age : 5 ans

Georges Durand vit à Lonay (VD) en compagnie de son braque de Weimar, aussi fougueux que câlin. Rencontre.

A notre arrivée, Iago saute dans tous les sens, sa queue bat la chamade. Après quelques minutes, cette pile montée sur pattes repasse en mode économie, se couchant gentiment près de son maître, comme si de rien n’était. Mais, au moindre stimulus, c’est reparti pour un tour. Le nom qui a été donné à ce braque de Weimar semble bien correspondre à son caractère, puisqu’il le doit à un personnage double face de l’opéra de Verdi, Otello. « C’est un animal plutôt calme à la maison, bien que vite excité en présence de visiteurs, explique Georges Durand, son propriétaire de 66 ans, amateur de golf, de marches en montagne, de lecture et d’art. En revanche, son instinct de chasseur indiscipliné, mais pas fugueur, reprend vite le dessus dès la porte de la maison franchie. J’ai fait vingt heures de dressage canin avec lui, sans trop de résultats, car c’est l’une des races les plus difficiles à éduquer. Je savais toutefois à quoi m’attendre, car j’en ai déjà eu un et que, enfant, nous avions des chiens de chasse à la maison. »
On sent entre cet homme et son chien une grande proximité, qui dépasse de loin celle strictement géographique. « C’est un vrai pot de colle, extrêmement câlin, souligne, avec une sorte de fierté teintée de retenue, cet auditeur à l’Université des seniors de Lausanne en histoire de l’art. Quand je regarde la télé, il se met en boule sur mes genoux, mais, comme il pèse 35 kilos, je ne le garde pas toute la soirée ! Un véritable comportement de chat. Un paradoxe, car il ne supporte pas qu’un matou pénètre dans le jardin. »

 

 

Il m’apporte beaucoup

Parmi les autres qualificatifs que Georges Durand utilise pour décrire son chien, on trouve fougueux, sociable (avec les autres chiens comme avec les humains) ou encore joueur. « Mes neveux en visite doivent cacher leurs peluches, sous peine de les retrouver détruites, prévient-il. Jusqu’à l’âge de 2 ans, il a aussi rongé les pieds de tables et de chaises, et même le siège arrière de la voiture y est passé. Aujourd’hui, il se contente de m’accueillir avec une chaussure dans la gueule ! » Comment décrirait-il leur relation ? « Comme je vis seul, Iago m’apporte beaucoup, à commencer par une présence. C’est une véritable compagnie. Il représente également un antidote à l’inaction, m’obligeant à sortir quatre fois par jour .» Des balades en commun qui leur font un bien fou.       

 

 

Frédéric Rein

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