Mon animal et moi : Carole et Ketane

© Yves Leresche

« Ketane est mon confident »

Carole Felix-Perraudin, 60 ans, est la cinquième propriétaire de cet « amour de chien », qu’elle a sauvé de l’euthanasie et avec lequel elle partage sa vie depuis bientôt huit ans.

Les premières années de vie de Ketane auront été mouvementées. En l’espace de deux ans et demi, ce bâtard, croisement entre un boxer et un labrador, a eu cinq propriétaires différents : un SDF qui a dû s’en séparer pour entamer une cure de dés-intoxication, un militaire qui a été muté six mois après leur rencontre, une famille qui le trouvait trop brusque et un couple qui ne s’est pas entendu avec lui. Puis, il y a eu Carole Felix-Perraudin, avec laquelle il partage sa vie depuis près de huit ans. « Je m’étais promis de ne plus reprendre de chien après la mort du dernier, car c’est toujours un déchirement, explique-t-elle. Mais, en voyant la photo de Ketane sur internet, je savais qu’il était pour moi. La première année a toutefois été très compliquée et j’ai eu des moments de désespoir, dans la mesure où il était un peu fou et fuguait souvent, ne revenant qu’une heure plus tard. Après des cours bien spécifiques avec une dresseuse, où j’ai dû apprendre à affirmer mon autorité pour devenir la « cheffe de meute », ce qui n’était pas dans ma nature, tout est heureusement rentré dans l’ordre, car un retour au refuge aurait été synonyme d’euthanasie pour lui. C’est désormais un plaisir de vivre en sa compagnie : il obéit bien, il est gentil avec tout le monde, curieux, très attaché à moi comme à mon mari, avec qui il est extrêmement câlin. Au point que je me demande, parfois, s’il n’est pas gay ! Mais c’est certainement parce que ses premiers maîtres étaient des hommes. »

 

 

« Lui ne me dit pas que je lui casse les pieds ! »

Tous les trois partagent de nombreuses activités : de longues balades, « qui nous obligent à sortir même quand il ne fait pas beau » ; des déplacements en camping-car à travers l’Europe durant quatre à cinq mois de l’année ou encore des séances de natation. « Il tient du labrador son amour pour la baignade et du boxer son caractère très joueur », note sa maîtresse, qui travaille à temps très partiel dans l’événementiel et qui, depuis la retraite de son époux, partage sa vie entre Bassins (VD) et le canton de Schwyz, où le couple possède des résidences. « Même si je n’irais pas jusqu’à comparer Ketane à un être humain, il est à la fois mon compagnon, mon amoureux et mon confident, poursuit cette maman d’une fille adulte. Je parle beaucoup à « papy » (NDLR, le petit nom qu’elle lui donne après l’avoir longtemps appelé « mon bébé »), car, contrairement à mon mari, il ne me dit pas que je lui casse les pieds et semble m’écouter ! »

   Frédéric Rein

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