Mon animal et moi: Alexandra et son cheval Geronimo

photos: © Yves Leresche

Alexandra Burgdorf, 47 ans, et son hongre Geronimo, 18 ans, se côtoient depuis bientôt six ans. Leur relation a tout d’une belle idylle, sous-tendue par un rêve d’enfant.

Leur rencontre

«En 2012. Passionnée par les chevaux depuis mon enfance, je reprends l’équitation. Dans l’écurie que je fréquente se trouve Geronimo. Je l’ai monté durant près d’une année et demie, avant de l’acheter. Le 1er janvier 2013, j’ai chuté. Une fracture m’empêchera de remonter en selle durant cinq mois. A mon retour, nous avons dû nous « réapprivoiser ». Mais c’est là que j’ai su que je voulais continuer avec Geronimo et que je l’ai acheté.»

Qui sont-ils? 

«Geronimo est un cheval de selle français à la robe couleur caramel et au crin crème — coloris rare pour sa race. Nous n’habitons qu’à cinq minutes de voiture l’un de l’autre. Moi à l’Isle (VD), lui dans une écurie située à Grancy (VD), où il a un box pour la nuit, mais évolue dans un pré durant la journée. Une relation très forte s’est tissée entre nous. C’est une vraie passion. J’essaie d’adapter autant que possible mon emploi du temps de responsable de recherche de fonds à la Fondation Barry du Grand-Saint-Bernard, en Valais, afin de pouvoir m’en occuper au mieux. Je vais le voir presque tous les jours depuis bientôt quatre ans. J’ai aussi cessé les voyages lointains. D’une part, car je m’ennuyais vite de lui, d’autre part, pour pouvoir financer son entretien — près de 1000 fr. par mois. Mais Geronimo me le rend au centuple!»

 

 

Leur dialogue 

«Je lui parle beaucoup, certainement trop à son goût ! Pour le féliciter, le rassurer, mais aussi lui expliquer ce que nous allons faire. Les chevaux sont d’une générosité incroyable. Ils ne trichent jamais, et on ne peut pas tricher avec eux, parce qu’ils le ressentent tout de suite. C’est un véritable miroir qui oblige constamment à travailler sur sa manière d’être et de l’aborder. Lorsque je l’ai acquis, je ne me serais jamais doutée que j’apprendrais autant en le côtoyant.»

Leur caractère 

«Je suis calme et réservée, lui a besoin de tout contrôler, mais est très sensible. Respectueux plus qu’obéissant ! Bref, bienveillant. Au chapitre de ses défauts, j’évoquerais sa gourmandise. Il préfère brouter que de travailler, au sol ou monté, même s’il y met de la bonne volonté. Il a aussi pour manie de donner des coups de tête pour communiquer, notamment quand il perd patience ou qu’il veut une friandise. Il a en outre une peur panique des tambours des jeunesses des villages.»

Une anecdote

«Une fois, en balade, Geronimo s’est laissé tomber sur les genoux afin de se rouler dans la neige, oubliant visiblement le « petit détail » qui était sur son dos ! Je l’ai vite fait se relever. Il s’amuse aussi à faire semblant de se gratter pour pouvoir brouter. Mais, avec le temps, je ne me fais plus avoir.» 

Frédéric Rein

 

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