COVID « Nous avons besoin d’un jour de deuil national »

thanatologue Allix N. Burnand

La thanatologue Allix N. Burnand refuse le silence de la mort. Sarah Vez ©Yves Leresche

Redonner de la place à la mort pour éviter qu’elle ne prenne toute la place, c’est le crédo de la thanatologue vaudoise Alix N. Burnand. Un an après le début de la pandémie du Covid-19, qui a fait près de 9500 morts en Suisse, elle plaide pour l’instauration d’un jour de deuil national. 

A l’heure où la population suisse exprime sa hâte de retourner au restaurant, de retrouver des amis sur une terrasse de café, de à nouveau s’asseoir dans une salle de cinéma ou de concert, certains se figent. Scandalisés que l’on envisage de tourner si vite la page après les mois tragiques de pandémie du coronavirus qui a déjà laissé près de 9500 personnes sur le carreau. Bouleversés que l’on aspire à reprendre le cours de la vie, là où l’arrivée du virus l’avait brusquement arrêtée. De faire comme si rien ne s’était passé, en somme. 

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