Un plaidoyer pour la formation

photo: © iStock / mbbirdy

Oui, apprendre toute sa vie n’est que bénéfice. Un livre en fait la démonstration.

C’était en janvier dernier, à Lausanne: les Editions Antipodes organisaient un débat à l’occasion de la parution du livre A la retraite, les cahiers au feu?, un ouvrage consacré à la formation continue des seniors, écrit sous la direction de Roland J. Campiche et de Yves Dunant. En couverture du livre? La photo un rien provoc, mais peut-être emblématique du sujet, une septuagénaire pétaradante, aux prises avec les platines d’une boîte de nuit. Une traduction assez littérale, mais efficace du plaisir que peut procurer l’apprentissage à chacun et, surtout, à tout âge.

 

La question centrale est donc posée : est-ce parce qu’on arrive à la retraite qu’il faut arrêter d’apprendre? Est-ce parce que nous ne sommes plus acculés à la performance et à la productivité qu’il nous est interdit de suivre des séminaires, des cours ou des conférences ? Pis : est-ce parce que nous avons du temps libre qu’il ne faut plus faire des projets et les réaliser? Le livre propose un parcours qui répond à toutes ces questions. Oui, la formation préserve; oui, l’éducation contribue même pour 50 % au maintien d’une bonne santé, cela à tous les âges. La recherche a montré, par exemple, les bénéfices de la formation — faire travailler son cerveau et entretenir son capital cognitif — pour lutter contre les maladies dégénératives!

 

Hélas, comme le note Roland J. Campiche: «Malgré le recours au slogan « La formation la vie durant », les statistiques relatives à l’éducation s’arrêtent avec l’âge de la retraite et la récente loi fédérale sur la formation continue ne met pas en place les moyens pour que le cursus de formation couvre la vie entière.»

 

A l’issue du débat, qui comptait tant des élus que des représentants de l’économie, tout le monde semblait d’accord : la formation est vraiment nécessaire à tout âge. Encore faudrait-il que la formation dite continue dure vraiment toute la vie. Et que l’économie et le Parlement s’empare enfin de ce point capital, sans penser obstinément à la seule rentabilité économique de ce genre d’investissement.

Blaise Willa

A lire:

  • A la retraite, les cahiers au feu?, Editions Antipodes

 

 

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