Un peu, beaucoup, de passion en moins

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Le journaliste sportif Laurent Bastardoz quitte la télé pour communiquer son plaisir en radio. Sa fraîcheur d'esprit, un bien plutôt rare parmi les commentateurs sportifs, va nous manquer.
 

Il était temps, diront certaines. La saison de hockey sur glace s’est enfin achevée le mois dernier avec une finale de championnat du monde tout simplement magnifique, entre Canadiens et Russes. On peut donc sauter avec joie dans l’été qui sera athlétisme, tennis avec notre Rodger national et cyclisme, pour les amoureux du Tour de France, cette course qui ne cesse de captiver une audience planétaire malgré les scandales à répétition. Et pourtant...

 

Avouons-le, une petite pointe de tristesse est venue titiller pas mal de téléspectateurs férus de sport le 17 mai dernier. Alors que Crosby et ses copains fêtaient leur victoire sur la Russie, c’était aussi le dernier match commenté par le Neuchâtelois Laurent Bastardoz qui s’en va rejoindre la radio. On lui souhaite bon vent quand bien même la Cup Spengler n’aura plus le même parfum sans lui. C’est que le bonhomme nous faisait partager sa bonne humeur et son plaisir. On le sentait sincère, on le sentait vibrer lorsqu’un joueur réussissait une belle passe, un gardien un arrêt spectaculaire. Sans tomber dans l’excès, il avait gardé la fraîcheur du gamin se rendant à la patinoire avec ses copains pour y aller passer un bon moment.

 

Ainsi va la vie. Il faudra désormais regarder les matchs avec une autre voix dans le micro. En espérant que son successeur saura nous faire vibrer. On va être optimiste, se dire que nul n’est irremplaçable, comme aiment à le répéter les patrons aujourd’hui. On va y croire.        

 

J.-M.R.

 

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