Découvrez les portraits des gagnants notre grand Casting 2014!

Les heureux gagnants posent à Ovronnaz (VS) pendant leur shooting.©Wollodja Jentsch

La nouvelle volée du Casting organisé par notre magazine a remporté de nouveau un franc succès, avec 3000 votants (500 de plus que l’an dernier) pour désigner vos chouchous. Les voici, nos quatre grands gagnants de cette édition de haute volée. 

Ça devient une habitude. Une bonne habitude d’ailleurs que de retrouver aux Bains d’Ovronnaz les gagnants du casting Générations Plus pour une séance de shooting dans une ambiance à la fois très pro et décontractée. Chantal Monnier et Pierre-Marie Basso chez les 64 ans et plus; Chantal Waldvogel et Daniel Penseyres dans les 50 à 63 ans: ce sont eux qui porteront désormais haut les couleurs de notre magazine qui démontre, une fois encore, que la beauté est une idée universelle sur laquelle le temps n’a aucune prise. Nos lauréats en sont d’ailleurs la preuve vivante: ouverts au monde, coquets, soucieux de leur ligne, dynamiques et résolument optimistes. Bref, ils aiment la vie et en profitent au maximum malgré des parcours différents pour les uns et les autres.

Pendant cette longue journée, ils l’ont d’ailleurs prouvé tout en se prêtant avec bonne humeur aux exigences du photographe, des cameramen et des journalistes. D’emblée, enfin presque puisqu’ils ont eu droit à un café et aux croissants, ils ont plongé dans le grand bain. En maillot et en peignoir, ils se sont pliés avec le sourire aux exigences de leur charge. Eh oui, être Madame ou Monsieur Générations Plus n’est pas de tout repos. Ainsi, à peine le repas de midi avalé, il a fallu recommencer à poser, dans un chalet cette fois, habillés avec soin par notre partenaire. Un exercice qui a ravi aussi bien les hommes que les femmes, tous paradant dans leurs costumes après être passés entre les mains expertes de notre maquilleuse professionnelle. Oui, nos deux Chantal, Daniel et Pierre-Marie étaient aux anges ce jour-là malgré un temps légèrement maussade.

En route pour Paris!

Cela dit, le jeu en valait la chandelle. Rappelons-le, nos lauréats ont tous rendez-vous à Paris pour une nouvelle séance de shooting pro. Ils figureront ensuite durant une année dans les books de la première agence de mannequins seniors et baby-boomers française. Après? Ils seront repérés par des publicitaires ou autres cherchant des mannequins représentatifs de leur classe d’âge.

Et puis, pour le plaisir et se reposer, chaque gagnant du casting 2014 se voit offrir un appareil photo numérique, des bons d’achats et une semaine de bien-être pour deux personnes à Ovronnaz. Pas mal, non?

Jean-Marc Rapaz

 

Portraits des lauréats

Chantal, la prof de gym

Chantal Monnier

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chantal Monnier a une sacrée frite. Normal: à 70 ans, elle donne tous les jours des leçons de gymnastique à ses nombreux élèves dans son cours lausannois. Une vocation née sur le tard pour cette ancienne commerciale dans une entreprise de hors-bord et qui aimait la puissance au volant. Alors accro aux BMW – «oui, j’aime la puissance» – elle s’est un peu assagie depuis en conduisant une plus modeste Polo. Assagie aussi en raison d’une hernie discale et de l’opération qui en a découlé, un pépin qui lui a fait revoir son rapport à son corps et l’a «lancée» dans cette nouvelle voie, la gymnastique qu’elle enseigne pour arrondir les fins de mois, mais aussi par passion. Une retraitée très active pour le coup. Mère deux fois, grand-mère d’une petite fille, Chantal regarde les années qui passent avec la sagesse de celle qui est en harmonie avec son esprit. «Je me sens bien, je me réjouis tous les jours d’aller bien.» Autrement dit et pour la citer, elle se lève tous les matins «avec la pêche», convaincue «qu’il faut savoir se donner un pied au derrière. Cela dit, je suis vraiment en forme, je n’éprouve pas de douleurs». Pour un peu, elle nous donnerait l’envie d’aller suivre les cours de notre lauréate. D’autant plus, ajoute-t-elle, que «le travail du corps débouche aussi sur un gain mental.»

Si elle aime aussi marcher seule dans la nature, Chantal ne vit pas non plus dans un esprit monacal. «Oui, j’aime bien un, voire deux verres de rouge le soir, et manger: pas trop, mais bien, plutôt cinq étoiles.» Bref, comme elle le dit elle-même: «Pourvu que ça dure!»

Votre film préféré:        Rain Man de Barry Levinson
Votre plat préféré:        un très bon saumon fumé
Un rêve un peu fou:      m’installer dans le sud de la France

 

Pierre-Marie, le danseur de tango

Pierre-Marie Basso

Une petite queue de cheval, une ligne svelte, Pierre-Marie Basso a le profil altier du danseur de tango argentin, cette discipline qu’il aime par-dessus tout et qu’il pratique assidument avec sa compagne, à raison de 10-15 heures hebdomadaires. Le prix à payer pour pouvoir réaliser ci et là des démonstrations de cette discipline très exigeante. Ce sexagénaire coquet n’est pourtant pas originaire de Buenos Aires, mais de Venise. Coquet? Disons plutôt attentif à son physique: «Oui, je fais attention à ce que je mange, notamment beaucoup de pâtes», dit-il avec le sourire.

Aujourd’hui indépendant – «artiste, décorateur, créateur de sites internet, graphiste» – il se sent bien dans sa ville de Montreux quand bien même il se définit un peu comme hyperactif. «Je suis toujours en mouvement», explique ce passionné de tennis et de snowboard. «Je suis venu à ce sport grâce à mon fils qui a été champion suisse.»

Divorcé, père de deux grands garçons, Pierre-Marie Basso n’a besoin de rien d’autre aujourd’hui pour être heureux. «J’ai un train de vie modeste et je suis heureux de ne pas avoir de possessions et autres bien matériels. Et physiquement, je me sens en forme, je n’ai pas de bobos.»

On l’a compris: bien dans sa tête, bien dans son corps, notre lauréat est à 64 ans un homme heureux qui ne se sent pas vraiment vieillir, d’autant plus «que dans mon esprit, j’ai toujours l’impression d’être un gamin.» On a d’ailleurs pu le vérifier tout au long de cette journée à Ovronnaz. Toujours le sourire aux lèvres, ravi de jouer les mannequins et de partager un repas avec les autres vainqueurs, Pierre-Marie est un parfait ambassadeur de ces seniors d’aujourd’hui, à la fois dynamiques, optimistes et prêts à en remontrer à plein de petits jeunes.

Votre film préféré:        La Vita e bella (La vie est belle) de Roberto Benigni
Votre plat préféré:        la pizza
Un rêve un peu fou:      avoir une Jeep Willys de 1950 

 

Chantal, la voyageuse

Chantal Waldvogel

L’allure chic, on l’imaginerait volontiers se baladant sur la promenade des Anglais à Nice. Et pourtant! Veuve d’un médecin-anesthésiste et retraitée depuis trois ans – «J’ai tenu pendant huit ans une maison d’hôte en France, à Saint-Paul et ça marchait bien» – la Fribourgeoise est plutôt baroudeuse dans l’âme. A 61 ans, elle effectue trois à quatre voyages par an, comme en cette fin d’année où elle se rend toute seule en Namibie. «Je n’aime pas trop partir en groupe, confie-t-elle. Alors, elle réserve ses billets d’avion, les hôtels et elle s’envole. Décoratrice de formation, cette nouvelle célibataire avoue toutefois que la solitude lui pèse au quotidien. Et elle qui a toujours eu des gros chiens par le passé n’a plus le temps nécessaire pour s’occuper d’un compagnon à quatre pattes. «C’est fou, quand j’étais en France, j’allais jouer au golf une fois par semaine et je pensais, une fois la retraite arrivée, pouvoir m’y adonner beaucoup plus. De fait, entre les randonnées, les amis et les voyages, y compris culinaires, je n’ai plus un moment de libre.»  Il faut dire qu’à cette liste il faut encore ajouter l’amour de la lecture – au moment de l’interview, elle a sur sa table de chevet Les Vendanges de Juillet de Françoise Bourdin – et les films que son fils lui télécharge afin qu’elle puisse les regarder tranquillement à la maison, non au cinéma. Un peu sauvage? «Non, mais je n’aime pas l’odeur du pop-corn», reconnaît ce cordon-bleu.

Grand-maman d’une petite fille de 1 an – «eurasienne», précise-t-elle – Chantal avoue que «cela l’amuserait de faire une campagne de pub ou de la figuration» à la suite de sa victoire dans notre casting.» On ne peut que lui souhaiter bonne chance!

Votre film préféré:        Le Grand Bleu de Luc Besson 
Votre plat préféré:        un bon osso buco
Un rêve un peu fou:      garder ma santé le plus longtemps possible

 

Daniel, le passionné

Daniel Penseyres

Il s’intéresse à tout, Daniel Penseyres (60 ans). Et à chaque fois avec une réelle passion. Il donne l’impression de croquer dans la vie. Et c’est d’autant plus vrai qu’il a connu un infarctus à l’âge de 43 ans seulement. Alors, cet ancien responsable de la filiale de gestion de la Banque de Chine a mis la pédale douce, s’est recentré sur les vraies valeurs, les amitiés, sa famille qui l’entoure, tout en continuant, mais à moindre allure de mener quelques affaires entre sa résidence de Château-d’Œx et Monaco où sa femme a une agence de chasseurs de têtes. A défaut de foncer tête baissée comme avant, notre lauréat savoure en revanche chaque instant de cette seconde chance. Enfin… S’il mène une vie plus saine qu’auparavant, il adore rouler dans les Alpes avec l’une de ses trois motos! Marié depuis 35 à une Calabraise née en Angleterre, il reste un «fou de tennis», comme son nouveau pote Pierre-Marie Basso, l’autre lauréat masculin du casting. Le plaisir, comme un gamin, c’est aussi de s’être mis à la guitare en suivant des cours sur internet. Ses standards? De bons vieux classiques du rock et de la pop comme Pink Floyd, Led Zeppelin ou Toto. Mélomane, il avoue toutefois écouter également avec plaisir du classique, notamment des messes!

Bon, on le répète, il ne peut s’empêcher de garder quelques occupations sérieuses comme le prouve sa participation à la bonne marche d’une société genevoise d’investissement. Plus désintéressé sans doute, il travaille aussi avec le syndic de Château-d’Oex à redynamiser cette région dont il est tombé follement amoureux. Pas mal comme projet pour une seconde vie, non?

Votre film préféré:        Her de Spike Jonze
Votre plat préféré:        le papet vaudois
Un rêve un peu fou:      un mois de volontariat dans une ONG au Laos

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