Le saint des épidémies

Saint Roch pour prier face à l'épidemie - Paroisse de Juvisy ©DR

Lorsque j’ai déménagé à la rue Saint-Roch, une amie de Montpellier m’avait félicitée : « Tu vas te mettre sous la protection du guérisseur des maladies contagieuses ! » J’avais simplement souri. Confinement aidant, le supplément de loisirs m’a amenée à lire sur saint Roch.

Né à Montpellier en 1349, il démontra, dès son enfance, une charité sans borne pour les pauvres. Il perd son père à l’âge de
20 ans. Celui-ci lui lègue sa fortune en lui demandant de « l’utiliser pour assister les veuves et les orphelins ». Il lui recommande « de visiter les hôpitaux où sont les pauvres et les malades. »

C’est ce que fit saint Roch. La peste noire progressait dans toute l’Europe. Il se mit alors à saigner les pestiférés, pansait leurs plaies et, parfois, les guérissait. Il eut une vie entièrement consacrée aux malades et fut canonisé deux cent cinquante ans après sa mort. Il est vénéré dans toute l’Europe.

En Suisse, il y a des rues Saint-Roch, chapelles Saint-Roch, Centres Saint-Roch, Collèges Saint-Roch et des restaurants Saint-Roch.
Saint Roch et le Covid-19

A Villerville, dans le Calvados, les messes sont supprimées mais les fidèles sont invités à prier saint Roch. Parfois, j’envie ceux qui, avec une foi solide, prient saint Roch et se sentent protégés. Pouvoir dire en réponse aux personnes angoissées qui m’écrivent : « Priez saint Roch, voilà la formule à réciter ! », ce serait super. Pour le meilleur et pour le pire, nous n’avons en général plus cette foi simple, nous écoutons les experts, nous apprenons les gestes barrières et la distanciation sociale.

Nous écoutons le Dr Koch et Alain Berset, tout cela n’est pas toujours rassurant !
Il y a heureusement tous ces « héros du quotidien », comme on les nomme maintenant, qui sont un peu nos petits saint Roch modernes, toute proportion gardée ! Qu’ils soient remerciés.

 

A cœur ouvert
la chronique par Rosette Poletti

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