L’épidémie de solitude

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Nous vivons un temps passionnant. Des choses que nous suspections sont aujourd’hui validées par les recherches. Prenons les mots utilisés dans nos conversations : on sent bien combien il est désagréable de côtoyer des personnes qui sont dans la plainte, dans une vision négative de la vie et des événements. Or, des travaux en psychologie positive démontrent que le fait de mettre son attention sur des pensées, des émotions et des mots positifs améliore grandement le bien-être global. En utilisant cette perspective et des termes positifs, on stimule l’activité du lobe frontal du cerveau, où se trouvent les centres du langage qui sont connectés à cette autre partie qui nous pousse à l’action. Cette vision nous amène à nous considérer, nous-mêmes et ceux qui nous entourent, d’une manière bienveillante et à nous sentir plus heureux. Comment procéder ? Prenons un mot comme « problème », par exemple. Son utilisation nous ramène émotionnellement à des situations complexes, peut-être douloureuses. Alors, pourquoi ne pas utiliser : « J’ai un défi qui m’attend » ou « Je cherche une solution ». Au lieu de parler d’« échec », on peut utiliser le terme « expérience ». Au lieu de dire : « Je déteste », on peut dire « je préfère ». Il est utile de réapprendre à s’émerveiller, nous savions tous le faire, lorsque nous étions petits. Des poètes comme Christian Bobin nous y convient : « Le paradis, c’est d’être là », car « le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. » Les chercheurs modernes comme Bruce Lipton ou Joël de Rosnay qui étudient l’épigénétique soulignent que nous pouvons profondément et positivement modifier notre vie lorsque nous abritons des pensées et des émotions positives et si nos mots reflètent cet état intérieur.Pour aller vers plus de joie de vivre, il faut avant tout la décision de changer de regard sur soi, les autres et le monde.

 

Rosette Poletti

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