Fantasmes

@RTS/Jay Louvion

A cœur joie, la chronique par Martina Chyba

On avait dit que, cette année, on boostait notre libido, non ? Il faut mettre « du sel dans la soupe », comme dit un vieux copain. Moi, je prétends qu’il faut carrément mettre du tabasco. En effet, si notre perspective est de vivre confinés et masqués avant de mourir en visioconférence, autant prendre notre pied (et le reste) avant. 

Alors, le conseil des sexologues et des thérapeutes de couples, c’est de faire appel aux fantasmes. Aaaah ! les fantasmes… ou phantasmes ? Eh bien, les deux sont acceptés, ce qui est déjà une première information importante. La deuxième information importante est que lesdits fantasmes sont des projections de l’imaginaire et un signe de bonne santé. Si vous en avez, vous n’êtes pas un dangereux pervers, c’est normal. C’est si vous passez à l’acte et que vous faites des choses « chelou » avec des gens qui ne sont pas d’accord, que vous êtes un malade. Voilà, maintenant entrons, si j’ose dire, dans le vif du sujet.

Les fantasmes les plus répandus, c’est quoi ?

Bon, à notre âge, le premier fantasme, c’est déjà que ça marche. Lol. A côté de cela, il y a trois catégories sur le podium. D’abord, les lieux insolites, faire l’amour sur la plage, dans la voiture, dans l’ascenseur, dans l’avion (c’est ce que l’on appelle littéralement s’envoyer en l’air), dans la forêt (c’est plus écolo-compatible). Généralement, cela s’accompagne du frisson « on peut être vus ». J’ai envie de dire que, en période Covid, toute idée de rapport sexuel en dehors de sa chambre à coucher relève déjà d’un fantasme complètement délirant.

Ensuite, il y a les trucs de domination-soumission. Le plus intéressant dans cette catégorie, ce sont les accessoires mignons, menottes en fourrure ou petit masque en dentelle (pas un masque chirurgical, on est d’accord), on fait semblant de faire SM, mais surtout, surtout, que cela ne fasse pas mal, on a déjà des douleurs à peu près dans toutes les articulations, ce n’est pas pour en rajouter. Enfin, il y a les fameux plans à trois ou avec des inconnus. Alors ça, par les temps qui courent, c’est bien que ça reste à l’état de fantasme, parce que les gestes barrières sont quand même difficiles à respecter dans ces situations. La visualisation de la chose avec deux mètres de distance entre chaque personne me met en joie, j’avoue. 

Le truc, c’est de s’amuser, en fait. J’ai acheté Happy Sex de Zep et L’Histoire du sexe en BD de Philippe Brenot. C’est drôle et sympa à lire à deux sous la couette. Et ça donne plein d’idées, héhé. 

 

Martina Chyba

 

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